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la prétendue chefferie de Bakassa recadrée


Une lettre officielle signée le 15 avril 2026 par le Chef du Groupement Bansoa, Sa Majesté Chinda II Njontu Jean Dedieu, met les choses au clair. Le document, référencé 028/2026, s’adresse directement aux populations de Bakassa, dans l’arrondissement de Penka-Michel. Son objet : démonter point par point la légitimité d’un individu (Firmin Bouler Fotsing) qui se présente comme chef traditionnel de Bakassa et parade publiquement avec les attributs de la fonction.

Ce que dit clairement la lettre du chef supérieur

Le Chef Supérieur Bansoa rappelle trois faits essentiels, sans détour.

Premièrement, feu Tenekam n’a jamais été chef de Bakassa. Il avait reçu le titre de Feuh-Tii, une distinction de notable à la Cour Royale Bansoa — sans territoire à administrer. Un titre honorifique, pas une chefferie.

Deuxièmement, Bakassa est depuis longtemps subdivisé en quatre quartiers, chacun géré par son propre chef. Il n’existe donc pas de « chefferie de Bakassa » en tant qu’entité unifiée sous un chef unique.

Troisièmement, et c’est là le nœud du problème : l’État avait certes créé une chefferie administrative de 3e degré à Bakassa, placée sous feu Tenekam. Mais cette nomination découlait d’un arrêté préfectoral, pas d’une logique de succession héréditaire. Or, dans une chefferie administrative, la succession n’est pas héréditaire. Le poste est donc vacant depuis le décès de Tenekam — et nul fils, nul héritier ne peut s’en réclamer automatiquement.

En clair : un arrêté préfectoral nomme une personne, pas une lignée. Le fils de Tenekam ne peut pas se prévaloir de cette chefferie au seul titre de sa filiation.

Un recadrage rendu nécessaire par les réseaux sociaux

Ce qui a poussé le Chef Supérieur à sortir ce document, c’est la circulation sur les réseaux sociaux d’images et de publications montrant cet individu arborant des insignes traditionnels. Une situation que Chinda II Njontu Jean Dedieu qualifie ouvertement de profanation des attributs traditionnels.

La lettre, copiée au sous-préfet et à tout Bansoa, est un signal fort. Elle engage la responsabilité de l’autorité traditionnelle suprême du groupement et place les contrevenants face à leurs responsabilités civiques et coutumières.

« Je mets en garde tous ceux qui alimentent la confusion dans cette partie de notre Groupement dont le souci majeur reste la paix, l’ordre et le loyalisme. »

La mise au point est formelle et documentée. Il appartient désormais aux autorités administratives de Penka-Michel de tirer les conséquences qui s’imposent. Le débat sur la chefferie de Bakassa devrait, en principe, être clos.



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