Dans la foulée de la mise au point du Chef Supérieur Bansoa, Firmin Bouler Fotsing — qui se présente sous le nom de « Fotsing Ténékam II – Feuh-Tii » pour revendiquer la chefferie de Bakassa — a répondu par courrier officiel daté du 19 avril 2026. Ce document, signé depuis Bakassa dans l’arrondissement de Penka-Michel, contient un aveu capital : les procédures traditionnelles de succession n’ont pas encore été respectées.
Un prétendant qui reconnaît implicitement ne pas être chef légitime
Le courrier est adressé directement au Chef du Groupement Bansoa. Et à le lire attentivement, Firmin Bouler Fotsing ne conteste pas l’essentiel de la mise au point du Chef Supérieur. Il reconnaît lui-même que « la succession de feu Sa Majesté Ténékam Joseph doit encore être clarifiée et consacrée dans le strict respect des traditions ». Ce sont ses propres mots. Il présente même des excuses pour ce qu’il appelle les « maladresses liées à sa jeunesse ».
Autrement dit : celui qui se promenait publiquement avec les attributs d’un chef traditionnel admet aujourd’hui que ce titre ne lui a pas encore été régulièrement conféré. La lettre du Chef Supérieur Bansoa, référencée 028/2026, trouve ainsi une confirmation inattendue dans la réponse de l’intéressé lui-même.
Firmin Bouler Fotsing rappelle certes que Sa Majesté Ténékam Joseph a exercé une fonction à Bakassa pendant 40 ans. Mais cette fonction était une chefferie administrative de 3e degré, confiée par arrêté préfectoral à une personne désignée — pas à une lignée. Elle n’est pas héréditaire. Le fils ne succède pas automatiquement au père dans ce cadre-là.
Allégeance affirmée, mais questions en suspens
Sur le fond, le courrier de Firmin Bouler Fotsing est celui d’un sujet qui cherche à apaiser. Il condamne toute tentative de « semer la confusion ou la division ». Il appelle les fils et filles de Bakassa à rester unis derrière l’autorité supérieure de Bansoa. Il sollicite même une rencontre avec le Chef Supérieur dans les prochains jours.
« Si un seul fils devait rester debout à vos côtés, fidèle entre tous, je serais celui-là. »
C’est une posture respectueuse. Mais elle ne règle pas la question centrale : qui est légitimement chef à Bakassa aujourd’hui ? Utiliser le nom « Fotsing Ténékam II » ne confère aucune légitimité traditionnelle. La réponse appartient à la chefferie supérieure Bansoa et aux autorités administratives de Penka-Michel — pas à un prétendant auto-proclamé.



