Risques d’inondations au Cameroun, sept régions en alerte


Les risques d’inondations au Cameroun pourraient s’aggraver dans les prochaines semaines. L’Observatoire national sur les changements climatiques, l’ONACC, alerte sur une forte probabilité de précipitations dans plusieurs zones du pays. Le bulletin met surtout en garde les populations installées près des cours d’eau, dans les bas-fonds et les quartiers mal drainés. À Yaoundé comme dans plusieurs villes, le message est difficile à ignorer.

Des pluies annoncées dans plusieurs régions

Selon le bulletin de l’ONACC, environ 70 % de probabilité de fortes précipitations est annoncée dans plusieurs localités. Les régions du Centre, du Littoral, du Sud, de l’Est, de l’Adamaoua, du Nord et du Nord-Ouest sont citées parmi les zones qui doivent rester vigilantes.

Le risque ne concerne donc pas une seule ville. Des pluies importantes peuvent rapidement faire monter le niveau des rivières, provoquer des débordements et couper certaines voies secondaires. Dans les quartiers construits sans véritable réseau d’évacuation, quelques heures de précipitations suffisent parfois pour transformer une rue en canal.

Le bulletin invite les populations à suivre les alertes météorologiques et à éviter les zones proches des lits des cours d’eau. Les autorités locales sont aussi appelées à surveiller les ouvrages de drainage, les ponts et les zones reconnues comme inondables.

Mais le problème ne se limite pas à la quantité de pluie.

L’état des routes, l’occupation anarchique des espaces et l’accumulation des déchets dans les caniveaux peuvent aggraver les dégâts. À Douala, les habitants connaissent déjà ce scénario. Une pluie prolongée, des égouts bouchés, puis l’eau qui entre dans les maisons. C’est souvent rapide.

La prévention reste le point faible

Les alertes existent, mais leur circulation jusqu’aux habitants reste inégale. Dans plusieurs quartiers, les familles découvrent le danger après les premières montées d’eau. Les commerçants déplacent leurs marchandises quand il est déjà trop tard, tandis que les conducteurs tentent encore de franchir des axes devenus impraticables.

Franchement, attendre l’inondation pour commencer à réagir n’est plus acceptable. Le signal est clair : les communes doivent nettoyer les caniveaux, sécuriser les passages sensibles et identifier les habitations exposées avant les fortes pluies.

On ne sait pas encore quelle sera l’intensité exacte des précipitations annoncées. Une prévision reste une prévision. Mais elle donne suffisamment d’éléments pour préparer les quartiers concernés, surtout les familles vivant dans les zones basses.

Le plus inquiétant reste l’absence de réaction visible dans certains secteurs.

Alain-Claude Ndom

Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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