Marcel Niat Njifenji, premier président du Sénat du Cameroun, sera inhumé du 14 au 16 mai 2026. Il est décédé le samedi 11 avril 2026 au Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé, des suites de maladie. Né le 26 octobre 1934 à Bangangté, il avait 91 ans. Le programme des obsèques, rendu public par sa famille, prévoit des cérémonies officielles à Yaoundé avant un retour au pays natal.
Un programme en trois actes, deux villes
Tout commence le jeudi 14 mai à Yaoundé. La levée de corps est prévue à 14h00 à la morgue de l’Hôpital Général. Le corps est ensuite acheminé vers le Conseil Économique et Social pour les hommages parlementaires, avant d’être installé au Palais des Congrès pour les hommages publics en fin d’après-midi. La veillée se tient sur place, de 19h00 à 22h00, avec témoignages.
Le vendredi 15 mai, le cortège funèbre quitte Yaoundé à 10h00 direction Bangangté, Quartier Mandja. Le corps est installé au domicile familial à 13h00. Une veillée avec témoignages clôture cette deuxième journée.
Le samedi 16 mai, c’est au Stade Municipal de Bangangté que se tient la cérémonie religieuse. Corps constitués, associations et officiels sont attendus dès 8h30. Le culte funéraire démarre à 9h00, les témoignages à 10h00. L’inhumation a lieu au domicile familial du Quartier Mandja, dans la stricte intimité familiale, à partir de 11h35. Fin des cérémonies à 12h00.
Une figure institutionnelle qui s’en va
Marcel Niat Njifenji n’était pas un homme politique ordinaire. Formé en ingénierie, il construit d’abord sa carrière dans le développement des infrastructures et des entreprises publiques, avant d’entrer progressivement dans la vie institutionnelle. En 2013, il devient le premier président du Sénat du Cameroun — une fonction qu’il occupe avec une discrétion remarquée dans un environnement souvent bruyant.
Pourtant, sa voix comptait. Calme, mesurée, elle portait le poids d’une expérience accumulée sur plusieurs décennies au service de l’État.
C’est une page de l’histoire institutionnelle camerounaise qui se tourne. Le Sénat perd son fondateur, Bangangté perd l’un de ses fils les plus illustres, et le Cameroun perd une figure qui aura incarné, à sa manière, la continuité de l’État.
Sa famille — les grandes familles Mbeu Niat, Ceihnvu, Jfhuejnvu, Vhuzehfbiff à Bangangté, et ses enfants à Douala et Yaoundé — a rendu public ce programme avec sobriété. Pas d’excès. Fidèle au personnage.
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.



