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Nourane Fotsing lui rend hommage


Cavayé Yéguié Djibril est mort. L’annonce de son décès a provoqué une vague de réactions dans les milieux politiques et institutionnels camerounais. L’honorable Nourane Fotsing a été parmi les premiers à s’exprimer publiquement, saluant sur Facebook « sa longévité, son sens de l’État et son attachement aux valeurs républicaines ». Une figure du Parlement camerounais s’en va.

Une carrière ancrée dans l’histoire parlementaire camerounaise

Cavayé Yéguié Djibril a présidé l’Assemblée nationale du Cameroun pendant plus de trois décennies — un record difficile à égaler dans l’histoire institutionnelle du pays. Originaire du Nord-Cameroun, il incarnait pour beaucoup une certaine idée de la continuité de l’État, traversant les crises, les recompositions politiques et les alternances sans jamais quitter le perchoir.

Son nom reste attaché à des sessions parlementaires décisives. Il a présidé l’Assemblée dans des périodes de tension multipartite, après le retour au pluralisme politique en 1990, et jusqu’aux années 2020. C’est une longévité rare. Presque unique.

La députée Nourane Fotsing, dans son message publié ce jour, a évoqué « toute la grande famille parlementaire » en deuil — une formule qui dit quelque chose sur la place symbolique qu’il occupait, au-delà des clivages partisans.

Ce que sa disparition signifie pour les institutions

Il y a des morts qui marquent une époque. Celle de Cavayé Yéguié Djibril en fait partie.

Le Cameroun entre dans une période électorale sensible, avec une présidentielle prévue en octobre 2026. La disparition d’un homme qui a incarné pendant si longtemps la stabilité institutionnelle du pays n’est pas un détail anodin. Pas en ce moment.

Pourtant, ce n’est pas d’abord une question de calendrier. C’est une question de mémoire. Cavayé Yéguié Djibril représentait une génération de dirigeants formés dans un certain rapport à l’État — discret, structuré, peu exposé médiatiquement. Une génération qui s’efface progressivement.

Nourane Fotsing a conclu son hommage par ces mots : « Que son âme repose en paix. » Simple. Direct. Sans fioritures politiques — ce qui tranche avec les déclarations habituelles en pareil cas.

Le gouvernement camerounais n’avait pas encore communiqué officiellement au moment où ces lignes sont écrites. Les hommages devraient se multiplier dans les prochaines heures.

Alain-Claude Ndom

Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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