View Kamer

L’UE provisionne 2,2 milliards de FCFA pour la lutte contre la pêche illégale Mouanko dans le zone de Mouanko


(Investir au Cameroun) – L’Union européenne va consacrer 3,3 millions d’euros, soit environ 2,2 milliards de FCFA, à la lutte contre la pêche illicite dans la zone de Mouanko, dans le département de la Sanaga-Maritime. Le programme, mis en œuvre par l’Environmental Justice Foundation (EJF), vise à renforcer la surveillance côtière et à mieux associer les communautés locales à la protection des ressources halieutiques.

Dans les villages de Yoyo et Mbiako, situés sur la façade atlantique du Cameroun, l’organisation accompagne déjà les pêcheurs dans la mise en place de Comités riverains de gestion participative (CRGP). Ces structures doivent jouer un rôle central dans la surveillance des eaux côtières et dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), un phénomène qui affecte les ressources halieutiques et fragilise les revenus des ménages vivant de la pêche.

Dans une première phase, l’EJF prévoit une sous-subvention de 9 000 euros, soit près de 6 millions de FCFA, pour chacune des communautés de pêcheurs concernées dans ces deux villages. Ces financements doivent soutenir les activités communautaires de gestion des pêcheries et de surveillance côtière.

Le déploiement principal des financements, attendu en octobre prochain, doit permettre de renforcer les capacités des pêcheurs et des autorités locales réunis au sein des comités. L’objectif est d’améliorer la détection des activités illégales en mer et de mieux protéger les eaux exploitées par les communautés locales.

« Ces subventions transforment le leadership communautaire en actions concrètes. En soutenant les patrouilles de surveillance côtière aux côtés des autorités locales, nous donnons aux communautés les outils dont elles ont besoin pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans leurs eaux côtières », explique Will May, coordinateur du programme de l’EJF.

Selon l’organisation, les CRGP doivent également servir d’interface entre les communautés et les pouvoirs publics. Ils participeront à la surveillance de l’exploitation illégale des ressources, à la médiation locale et à la promotion d’une gestion plus durable des pêcheries.

Le programme s’appuie aussi sur des outils numériques. Parmi eux figure l’application DASE, conçue pour permettre aux communautés de signaler des activités de pêche illégale, y compris sans connexion Internet. Développée pour les smartphones Android, cette application permet d’enregistrer des éléments de preuve, de documenter le lieu de l’incident et d’identifier le navire concerné, notamment à travers son nom et son numéro. Elle peut être utilisée aussi bien dans le cadre de la pêche industrielle que de la pêche artisanale.

Outre les communautés locales, l’initiative associe les experts du ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, les autorités locales ainsi que les unités de la Marine nationale.

Ludovic Amara





Source link

View Kamer

FREE
VIEW