Le secteur de l’artisanat compte plus de 50% des travailleurs du Cameroun, selon le ministre des Petites et moyennes entreprise, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), Achille Bassilikin III. Yaoundé vient d’abriter du 27 juillet au 5 août 2026 la 9e édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (Siarc) avec la Côte d’Ivoire comme invité d’honneur.
C’est dans cet esprit que, invité d’une émission de grande écoute à la radio nationale le 9 août 2026, le membre du gouvernement a souhaité resserrer les relations entre les deux pays et « surtout de nous imprégner des réalités de l’écosystème artisanal de la Côte d’Ivoire » où l’artisanat contribue à hauteur de 19,5 % au produit intérieur brut (PIB) de la Côte d’Ivoire, soit plus de 8 600 milliards de FCFA. Ces données ont été confirmées par le ministre ivoirien du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat Ibrahim Kalil Konaté, qui conduisait la délégation de son pays à Yaoundé.
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En 2026, le produit intérieur brut (PIB) de la Côte d’Ivoire est estimé à environ 112,1 milliards de dollars avec un taux de croissance prévu autour de 6,2 % à 6,7 % en moyenne jusqu’en 2027, portée par les secteurs des hydrocarbures, des services et de l’investissement privé, écrit la Banque mondiale dans un communiqué publié sur son site le 10 septembre 2025.
L’artisanat en Côte, selon son ministre, Ibrahim Kalil Konaté, c’est près de de 4 millions d’actifs engagés dans le secteur, qui englobe 245 corps de métiers, regroupés en huit grandes branches d’activités. Il s’agit notamment de l’agroalimentaire, de la construction, de métaux et de la mécanique, bois et ameublement, textile et cuir, audiovisuel et communication, hygiène et soins corporels, ainsi que l’artisanat d’art et la décoration.
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Bien que largement dominé par les hommes, le secteur compte 22,5% de femmes, soulignant la nécessité d’une inclusion accrue des entrepreneuses artisanales, précise le membre du gouvernement ivoirien. Ce secteur représente le deuxième pilier de l’économie nationale après l’agriculture et pèse pour plus de 40 % dans le tissu économique du pays, selon Ibrahim Kalil Konaté.
C’est la même direction que veut prendre le Cameroun. Car, selon des données concordantes, l’artisanat participe à 5% du PIB national. Chiffre non confirmé par le Minpmeesa dont le dernier annuaire statistiques 2025 du secteur des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’artisanat (Pmeesa). Lequel rapport englobant révèle que les unités de production artisanale représentent 12,8 % du stock des Pmeesa en 2025. Ce stock est passé de 11 814 unités en 2019 à 72 508 unités en 2025, soit une progression de 83,70 %, traduisant les résultats des actions de migration de l’artisanat informel vers le formel.
Pour le Minpmeesa Achille Bassilikin III, de nombreux défis doivent être relevés, à l’instar de la compétitivité de l’artisanat camerounais, qui doit nécessairement passer par les itinéraires de formation des artisans ; la normalisation de leurs produits afin que ceux-ci répondent aux exigences des marchés étrangers ainsi que la certification qui permet de répondre aux exigences de qualité.

