64 communes informatisées sur 374 au Cameroun. Le chiffre a été révélé ce mercredi 5 août à Bangou, dans les Hauts-Plateaux, lors du lancement officiel de la 15ᵉ Journée africaine de la décentralisation et du développement local. Le ministre Georges Elanga Obam a présidé la cérémonie, couplée à la 9ᵉ Journée africaine de l’état civil.
Bangou, commune pilote et vitrine numérique
Le maire Paul Sikapin n’a pas manqué l’occasion de présenter le bilan des infrastructures de sa collectivité. Il a aussi rappelé le statut particulier de sa commune. Bangou fait partie du projet RECORD, celui qui vise à moderniser l’état civil à travers le numérique.
Le premier acte de naissance numérique de la commune a été délivré le 12 décembre 2025. Un symbole que le maire n’a pas manqué de rappeler, presque avec fierté.
Alexandre Marie Yomo, directeur général du BUNEC, a donné le chiffre qui résume l’état d’avancement du projet à l’échelle nationale, 64 communes informatisées sur 374, répartis dans les dix régions du pays.
C’est le moins qu’on puisse dire, la marge de progression reste large.
Une ambition continentale, un calendrier serré
Georges Elanga Obam a replacé l’événement dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Gouvernance locale renforcée, état civil modernisé, les mots d’ordre sont connus. Mais entre les discours et le terrain, l’écart reste souvent large dans plusieurs communes camerounaises.
Le ministre a donné rendez-vous aux acteurs du secteur le 10 août prochain à Obala, pour la célébration officielle solennelle de ces deux journées africaines.
La journée s’est terminée par une démonstration pratique du processus de délivrance des actes numériques à l’état civil de Bangou. Une manière concrète de montrer que la théorie peut, parfois, rencontrer la réalité du terrain.
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

