Un drame secoue Cimencam et toute la ville de Douala. Kuete Boyom Rodrigue, technicien frigoriste mandaté pour des travaux de maintenance dans les locaux de l’entreprise à Bonaberi, a disparu le vendredi 17 avril 2026 après être entré dans la structure. Son corps a été retrouvé 3 jours plus tard, en état de décomposition avancée, dans une zone de l’usine déclarée inutilisée depuis 4 ans. Cimencam avait pourtant affirmé avoir fouillé les lieux 5 fois sans résultat.
Ce qui s’est passé selon la famille et les témoins
Tout commence vendredi. Rodrigue entre dans les locaux de Cimencam à Bonaberi pour une intervention technique. Il n’en ressort jamais. Ses collègues le confirment. Les caméras de surveillance de l’entreprise le montrent entrer. La géolocalisation de son téléphone indique sa présence à l’intérieur des locaux pendant des heures. Pourtant, quand la famille alerte, Cimencam répond qu’il n’est pas là.
La brigade de gendarmerie de Bonassama est saisie. La famille tente d’entrer dans l’usine ce dimanche pour obtenir des réponses. Elle est d’abord refoulée.
C’est seulement après la diffusion massive de l’affaire sur les réseaux sociaux que Cimencam rappelle la famille. Le message : le corps de leur fils a été retrouvé dans une zone abandonnée de l’usine, en décomposition avancée. Sans attendre l’arrivée des proches, l’entreprise aurait elle-même transporté le corps à la morgue.
Un proche de la famille témoigne : « La cacophonie était évidente, les collègues qu’on a voulu museler devant nous, ça sentait le complot à l’échelle de toute l’entreprise. »
Indignation totale et questions sans réponse
Les incohérences s’accumulent. Comment une entreprise peut-elle affirmer avoir fouillé ses locaux cinq fois sans trouver un corps en décomposition ? Comment les odeurs n’ont-elles alerté personne ? Pourquoi le corps a-t-il été conduit à la morgue avant l’arrivée de la famille ?
Sur les réseaux sociaux camerounais, la colère est immense. Des centaines de commentaires réclament justice. Plusieurs internautes appellent au boycott du ciment Cimencam au profit de marques concurrentes. D’autres exigent la fermeture de l’entreprise et l’interpellation de sa direction.
Cimencam est détenue à 75% par des intérêts français. Ce détail alimente la méfiance d’une partie de l’opinion qui craint que l’affaire soit étouffée.
La police judiciaire et la gendarmerie sont désormais sur le dossier. Une autopsie sera déterminante pour établir les causes exactes du décès.



