En moins de 24 heures, la Compagnie de Gendarmerie de Douala 2 a frappé sur plusieurs fronts simultanément. Trafic de drogue, cambriolage à 69 millions de FCFA, occupation illégale du campus de l’Université de Douala — le bilan est lourd. Plusieurs suspects sont en garde à vue. D’autres sont activement recherchés jusqu’à la région de l’Est.
Drogue, grand banditisme : une journée de frappes ciblées
Tout commence à 12h30, quartier Dakar. Sur la base de renseignements exploités en amont, les gendarmes investissent les abords du Commissariat du 8e arrondissement. Tabag Dimitri, 23 ans, est arrêté. La perquisition révèle plus d’un kilogramme de cannabis, dix plaquettes de Tramakinng 250 — un médicament détourné pour alimenter les circuits de la toxicomanie urbaine — et 25 000 FCFA saisis en liquide, fruit du commerce de la matinée.
L’après-midi confirme la tendance. À 15h30, carrefour Trois Bordelles à Ndogpassi, une patrouille interpelle Tchoumga Orock Stéphane, 26 ans. Sur lui : 103 grammes de cannabis conditionnés en 65 billes, et 5 875 FCFA en poche. Deux arrestations, deux profils différents, un même maillage territorial qui commence à se resserrer.
Mais le coup le plus significatif concerne l’affaire du magasin Grand Bazar. Le cambriolage, commis le 15 mars 2026 à Ndogbong, avait causé un préjudice estimé à 69 millions de FCFA. Après des semaines de traque, la Brigade Territoriale localise Tchatchoua Ovide, considéré comme le cerveau de l’opération, et son complice Tchoffo Florent. Au moment de leur arrestation, les deux hommes s’apprêtaient à écouler 71 moteurs de motos sur le marché noir. Les premiers interrogatoires indiquent que des complices en fuite sont recherchés jusqu’à la région de l’Est.
C’est un réseau structuré. Pas une bande improvisée.
Campus de l’Université de Douala : l’État reprend ses terrains
Troisième front de la journée : le campus de l’Université de Douala à PK17. L’enjeu est différent — pas de trafiquants, mais une occupation anarchique des espaces périphériques par des individus non identifiés. Une situation qui, si elle dure, crée des zones grises aux abords directs d’un site fréquenté par des milliers d’étudiants.
La descente est organisée en présence du Recteur, du Préfet et des responsables régionaux du MINDCAF. Sept personnes conduites au poste pour vérification, puis libérées. L’objectif n’était pas pénal — il s’agissait de réaffirmer l’autorité de l’État sur ces terrains.
Le signal envoyé ce jour-là par la gendarmerie est clair et délibéré : aucun espace, qu’il soit urbain, commercial ou universitaire, ne sera laissé sans réponse.



