Fête nationale 2026 à Kribi : défilé place des Fêtes


La fête nationale du 20 mai 2026 s’est célébrée à Kribi sous la présidence du préfet de l’Océan, Bouba Haman. Place des Fêtes, militaires, élèves, étudiants, militants et associations ont défilé pour la 54e édition de la fête de l’Unité nationale. Une mobilisation large, dans une ville qui n’a pas besoin d’être convaincue de défiler.

Place des Fêtes, un casting complet

Bouba Haman avait du monde devant lui ce mardi matin. Les forces de défense et de sécurité ont ouvert le bal, suivies des carrés civils composés d’élèves, d’étudiants, de représentants de partis politiques et d’associations diverses. Le brief ne donne pas de chiffre précis sur le nombre de formations engagées, mais la description laisse entendre que la mobilisation était bien au-delà du minimum syndical.

Kribi, c’est une ville particulière pour ce genre de cérémonie. Port en développement, carrefour de populations venues de plusieurs régions, elle porte une certaine image du brassage camerounais. Pas étonnant qu’elle affiche son attachement à l’unité nationale avec autant d’application.

Le défilé s’est tenu autour du thème officiel 2026 : « L’Unité nationale, pilier de notre défense et socle du développement du Cameroun ».

Ça tombait bien.

Kribi entre vitrines et réalités

La ville balnéaire a une double image. Celle qu’on montre, et celle qu’on ne voit pas toujours dans les cérémonies officielles. Le port en eau profonde de Kribi a transformé le paysage économique de la région de l’Océan depuis son entrée en activité, attirant des travailleurs, des entreprises et des flux migratoires que la ville n’avait pas anticipés à cette échelle.

Célébrer l’unité nationale ici, c’est donc plus qu’un geste symbolique. C’est reconnaître que cette ville gère, au quotidien, une cohabitation entre populations locales et nouveaux arrivants qui ne va pas toujours de soi. On ne sait pas si le discours du préfet a abordé ces réalités, mais le thème national de cette édition y répondait, au moins en creux.

Pourtant, les cérémonies du 20 Mai tendent à lisser ces tensions plutôt qu’à les nommer. C’est leur fonction. Et Kribi a joué le jeu, comme chaque année.

Alain-Claude Ndom

Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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