Un accident industriel majeur a frappé hier soir les installations de Métafrique Steel SA au Cameroun. Quatorze personnes — 12 Camerounais et 2 ressortissants indiens — ont été transportées à l’hôpital général dans un état grave après un incident à la fournaise. Mais selon des sources proches du site, le bilan serait plus lourd. Des décès seraient à déplorer.
Un bilan qui pourrait être bien plus lourd que annoncé
L’accident s’est produit en soirée, hier, au cœur de l’usine Métafrique Steel SA. C’est la fournaise — là où les métaux fondent à plus de 1 500 degrés — qui est au centre de l’incident. Ce qui s’est passé exactement, personne ne le dit officiellement pour l’instant.
14 travailleurs ont été évacués vers l’hôpital général dans un état grave. 12 Camerounais. 2 ressortissants indiens, probablement liés à l’encadrement technique du groupe fondé par Arun Goswami.
Mais ce chiffre ne dit pas tout.
Des sources proches du site évoquent des décès. Plusieurs victimes n’auraient pas survécu à leurs blessures — brûlures massives, projections de métal en fusion, défaillance technique encore non confirmée. Ces informations n’ont pas encore été officiellement validées, mais elles circulent avec insistance parmi les travailleurs et les proches des victimes.
Si elles se confirment, ce serait l’un des accidents industriels les plus graves enregistrés dans ce secteur au Cameroun ces dernières années.
Métafrique Steel, une entreprise qui communique peu sur sa sécurité interne
Métafrique Steel SA appartient au Métafrique Group, actif depuis plus de quinze ans dans le recyclage de ferraille et la fabrication d’acier sur le continent africain. Le groupe se présente comme un acteur engagé, attaché à « l’honnêteté et à l’intégrité ». Sur le papier.
Mais les fonderies et aciéries privées au Cameroun sont rarement soumises à un contrôle rigoureux des conditions de travail. Les accidents y sont graves quand ils arrivent — et celui-ci semble particulièrement violent.
Aucune déclaration officielle de la direction de Métafrique n’avait été publiée au moment de la rédaction de cet article. Le ministère du Travail n’a pas confirmé l’ouverture d’une enquête. L’inspection du travail non plus.
Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l’énergie, les infrastructures et les marchés camerounais.



