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des gendarmes accusés de rançonner des paysans


Dans le village de Voundou (VOUNDI), dans le département du Mbam-et-Kim, région du Centre, des habitants lancent un cri d’alarme. Des éléments de la gendarmerie en poste dans la zone leur bloqueraient l’accès à leurs propres champs, exigeant le paiement de 1 000 FCFA par personne pour les laisser passer. Des faits graves, dénoncés directement par des victimes, qui parlent aussi de violences physiques sur des femmes.

Des paysans rançonnés pour accéder à leurs champs

Le témoignage est direct et sans détour. Un habitant de Voundou a contacté notre rédaction pour dénoncer ce qu’il décrit comme un abus de pouvoir flagrant : « Les gendarmes nous empêchent même d’aller faire les travaux dans nos champs. Nous devons payer 1 000 F à l’adjudant en poste sinon pas de retour. »

Ce ne sont pas des cas isolés. Selon ce témoin, des mamans auraient été frappées par des éléments en uniforme. Dans une zone rurale où l’agriculture est la principale source de revenus, se voir interdire l’accès à son champ n’est pas une gêne passagère. C’est une menace directe sur la survie des familles.

Les faits se passeraient sous l’autorité d’un adjudant en poste, dont l’identité n’a pas encore été rendue publique. La population dit se sentir dépassée, sans recours apparent face à des hommes armés qui contrôlent les passages.

Un abus qui interroge le contrôle des forces de l’ordre en zone rurale

Ce type de dénonciation n’est malheureusement pas nouveau au Cameroun. Des exactions commises par certains éléments des forces de l’ordre en zone rurale et semi-urbaine sont régulièrement rapportées, notamment dans des localités éloignées des grands centres comme Douala ou Yaoundé, où le contrôle hiérarchique est plus difficile à exercer.

La Délégation Générale à la Sûreté Nationale et la Gendarmerie Nationale disposent pourtant de mécanismes de plainte et de contrôle interne. Mais dans des villages comme Voundou, peu de gens osent porter plainte, par peur des représailles.

Si ces faits sont avérés, ils pourraient constituer une extorsion de fonds, une infraction punie par le Code pénal camerounais, en plus des violations liées aux violences physiques.



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