défilé et décorations sous la pluie


La pluie n’a rien arrêté. Ce 20 mai 2026, la Place des Fêtes de Bertoua a accueilli la 54e fête nationale de l’Unité malgré un temps peu coopératif. Sous la présidence du gouverneur de l’Est, Grégoire Mvongo, et en présence du général de brigade Alexandre Fernand Mveh, les forces de défense, les civils et le public ont tenu bon. Une quarantaine de personnalités ont reçu des distinctions honorifiques en clôture de cérémonie.

Bertoua debout, même sous l’averse

Le général Alexandre Fernand Mveh commandait ce mardi la 12e Brigade d’infanterie motorisée, dont les éléments ont ouvert le défilé militaire. Forces de défense et de sécurité, carrés civils, chants patriotiques repris par la foule : le programme habituel du 20 Mai, mais exécuté sous la pluie, ce qui change tout.

Tenir un défilé sous une pluie battante demande une autre forme d’engagement. Pas juste de la discipline, une sorte d’obstination collective. Et visiblement, la Place des Fêtes s’est remplie quand même.

Le public a suivi.

La cérémonie a également été marquée par la remise de distinctions honorifiques à une quarantaine de récipiendaires, élevés dans l’Ordre de la Valeur, l’Ordre du Mérite camerounais et diverses Médailles d’honneur. Le détail nominatif de ces distinctions n’a pas encore été rendu public à l’heure où nous rédigeons.

L’Est célèbre, mais on retient surtout l’image

La région de l’Est a une relation particulière avec les cérémonies nationales. Enclavée, frontalière avec la République centrafricaine et le Congo, souvent moins visible que les grandes métropoles dans les comptes-rendus nationaux, elle défile pourtant avec une régularité que beaucoup d’autres régions pourraient lui envier.

Grégoire Mvongo préside ces célébrations depuis quelques années maintenant. Sa présence aux côtés d’un commandant de brigade motorisée envoie aussi un signal sur la dimension sécuritaire que prend inévitablement la fête nationale dans une région frontalière comme celle-ci. Ce n’est pas dit explicitement, mais c’est là.

Mettre une quarantaine de décorations sur la table à Bertoua, c’est reconnaître que des gens travaillent ici, loin des projecteurs. C’est le geste minimal qu’on attend de l’État. Reste à savoir si ces distinctions s’accompagnent d’autre chose que d’un diplôme encadré.

La question mérite d’être posée.

Alain-Claude Ndom

Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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