Bertrand Lontsi II est décédé le samedi 9 mai 2026 à Bruxelles, emporté par un accident vasculaire cérébral. PDG du supermarché « Bertrand Exotique Food », situé rue Clemenceau dans la capitale belge, il était une figure connue et respectée de la communauté camerounaise de Belgique. La nouvelle a plongé la diaspora dans la tristesse.
Un entrepreneur ancré dans sa communauté
Bertrand Lontsi II n’était pas un inconnu. Dans les rues de Bruxelles, son supermarché « Bertrand Exotique Food » était bien plus qu’un commerce. C’était un point de repère pour des centaines de Camerounais et d’Africains de la diaspora belge, un endroit où l’on trouvait les produits du pays — et parfois, un visage familier derrière le comptoir.
Il avait construit son affaire avec ce que la diaspora connaît bien : la ténacité, l’absence de filet de sécurité, et l’envie de prouver quelque chose. Rue Clemenceau, son enseigne était devenue une petite institution dans le paysage entrepreneurial africain de Bruxelles.
L’AVC l’a fauché un samedi. Brutal, sans signe avant-coureur apparent selon les témoignages circulant au sein de la communauté. Il laisse derrière lui une famille, des employés, et un réseau de compatriotes qui saluent en lui un « vaillant soldat » de l’entrepreneuriat — l’expression revient dans plusieurs messages de condoléances publiés sur les réseaux sociaux depuis le 9 mai.
Une perte qui résonne au-delà de Bruxelles
La mort de Bertrand Lontsi II touche une corde sensible. Pas seulement parce qu’il était jeune et actif. Mais parce qu’elle rappelle, une fois de plus, la fragilité de ceux qui construisent loin de chez eux, souvent seuls, souvent sans reconnaissance officielle.
La diaspora camerounaise en Belgique compte plusieurs milliers de membres. Parmi eux, une poignée seulement franchit le cap de l’entrepreneuriat structuré, avec une enseigne, des employés, une adresse fixe. Bertrand Lontsi II en faisait partie.
Ce type de profil — entrepreneur discret, efficace, sans bruit médiatique — est souvent invisible jusqu’au jour où il disparaît. C’est là que la communauté réalise ce qu’elle perd vraiment.
Les condoléances affluent depuis Bruxelles, mais aussi depuis le Cameroun. Des compatriotes qui ne l’avaient peut-être jamais rencontré, mais qui reconnaissent dans son parcours quelque chose qui leur appartient aussi.
Journaliste international pour 237online.com, Rodrigue Batag décrypte l’actualité mondiale avec un regard ancré dans les réalités africaines et camerounaises.

