(Investir au Cameroun) – Le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC) veut renforcer l’offre de services dans ses centres de vie implantés sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena. Dans un appel à manifestation d’intérêt signé le 23 mars 2026, son directeur général, Auguste Mbappè Penda, a lancé la recherche d’un partenaire technique et financier en vue de la conception, du financement, de la réalisation, de l’exploitation et de la maintenance de stations-service sur les sites de Ngouletang, Garoua-Boulaï et Kousseri.
Le projet prévoit l’aménagement de stations-service complètes, incluant la distribution de carburants, de lubrifiants et d’autres services connexes. Il sera mis en œuvre dans le cadre d’un partenariat public-privé ou d’une convention de concession, selon les termes de l’appel.
À travers cette initiative, le CNCC cherche à accroître l’attractivité de ses centres de vie en proposant aux transporteurs un dispositif intégré combinant ravitaillement, restauration et hébergement sur un même site. L’opération devrait également permettre à l’organisme public de diversifier ses sources de revenus, tout en contribuant à l’animation économique des zones concernées.
Les candidatures sont attendues au plus tard le 17 avril 2026. Les offres seront examinées notamment sur la base de la capacité technique et financière des soumissionnaires, ainsi que de leurs références dans des projets similaires.
Avec ce projet, le CNCC poursuit la valorisation de ses infrastructures situées sur deux axes majeurs du transit sous-régional. Ces corridors jouent un rôle central dans les échanges entre le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine.
Selon les syndicats de transporteurs, environ 78 000 camions opèrent sur ces corridors. D’après les données de la douane camerounaise, ils assurent chaque année l’acheminement d’environ 340 milliards de FCFA de marchandises tchadiennes, contre 55 milliards de FCFA de marchandises centrafricaines.
Frédéric Nonos



