7 millions de francs CFA. C’est désormais la caution bancaire annuelle exigée des candidats camerounais au visa étudiant pour la France, soit 575 300 F CFA par mois. L’annonce est tombée hier à l’Institut français du Cameroun à Yaoundé, lors d’un petit-déjeuner de presse organisé par l’ambassade de France. Le montant précédent tournait autour de 5 millions de francs.
Une hausse qui ne fera pas l’objet d’un retour en arrière
Muriel Piquet-Viaux, conseillère de coopération et d’action culturelle à l’ambassade, et le Pr Stéphanie Mailles Viard, attachée de coopération et de recherche, ont présenté ces nouvelles conditions comme une décision souveraine. Pas de marge de négociation, y compris pour les familles ayant déjà engagé leurs démarches. Le chiffre fait mal, surtout pour les parents qui avaient déjà réuni les fonds sur l’ancienne base.
Autre changement, moins visible mais tout aussi lourd. Les candidats à l’immigration estudiantine hors mobilité encadrée doivent désormais payer la totalité des frais de scolarité avant même la demande de visa. Avant, il restait quelques mois de flexibilité.
La mobilité étudiante, un choix parmi d’autres désormais
Muriel Piquet-Viaux l’a dit sans détour, la mission de Campus France n’est pas de favoriser les départs à tout prix, mais d’accompagner chaque étudiant dans un projet cohérent. Difficile de ne pas y voir un changement de philosophie plus large.
La mobilité s’inscrit dans une coopération universitaire élargie entre la France et le Cameroun, avec des partenariats entre universités, des bourses et des guichets Campus France dans les établissements camerounais. Selon cette vision, un départ à l’étranger n’est plus systématique. Les niveaux master et doctorat restent recommandés côté français, les autres formations pouvant s’organiser sans quitter le Cameroun.
Cette rencontre survient trois jours après une manifestation de parents et d’étudiants camerounais devant l’ambassade, qui espéraient faire infléchir ces décisions.
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

