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Cameroun – Présidentielle 2025 : le décompte final débute


Yaoundé, 18 octobre 2025. Dans une atmosphère studieuse et sous haute surveillance, les membres du Conseil constitutionnel ont entamé depuis plusieurs jours le recensement général des votes de la présidentielle du 12 octobre. Installée dans la grande salle d’audience, l’équipe dirigée par Clément Atangana avance à pas méthodiques, calculatrices en main, entre procès-verbaux, vérifications et chiffres à recouper.

« Nous n’avons pas droit à l’erreur, chaque chiffre compte », a glissé un membre de la commission sous couvert d’anonymat.
Mais jusqu’où ira la patience des électeurs, alors que le pays retient son souffle ?

Le Conseil constitutionnel passe au crible chaque bulletin

Depuis le 16 octobre, les commissions départementales et locales ont transmis leurs procès-verbaux à la Commission nationale de recensement général des votes. Cette instance, composée de dix membres, a pour mission de vérifier la régularité et la transparence du scrutin avant la proclamation officielle des résultats.

Selon les informations obtenues par 237online.com, la consolidation des chiffres se déroule dans un climat de rigueur extrême.

« Le travail est colossal. Chaque département est analysé à la loupe pour éviter tout redressement contestable », confie un observateur du processus.

Des représentants des principaux partis, dont le RDPC, le PCRN, le FDC, et l’UNDP, assistent aux opérations. Si certains saluent la transparence, d’autres insistent sur la nécessité d’un contrôle croisé.

« Nous venons vérifier que ce qui a été fait à la base est respecté », a déclaré Louis Marie Kakdeu du SDF, tandis qu’un représentant du RDPC rappelle : « Il s’agit simplement de constater et de vérifier les données ».

Patience et vigilance en attendant la vérité des urnes

Le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, a rappelé aux commissaires la gravité de leur mission :

« Vous représentez le peuple camerounais. Vous devez faire preuve d’une rigueur absolue. »

Selon la loi électorale, le Conseil dispose de 15 jours pour proclamer les résultats définitifs. Une période perçue comme décisive pour la stabilité nationale.

« S’il y a des redressements à faire, on les fait », a affirmé Denis Amelong, représentant du FDC, dans un ton conciliant.

Sur le terrain, la population reste partagée entre espoir et méfiance. À Yaoundé, plusieurs citoyens rencontrés évoquent la crainte d’un climat post-électoral tendu, tandis que d’autres saluent la « rigueur institutionnelle » observée jusqu’ici.



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