Climat de tension à Garoua ! À quelques jours du scrutin présidentiel du 12 octobre 2025, les autorités locales sonnent l’alarme face à des rumeurs de troubles orchestrés par un candidat et ses partisans. Le Préfet de la Bénoué, Samanou Hamam Wabi, met en garde contre toute tentative de déstabilisation avant, pendant ou après le vote. « Aucun désordre ne sera toléré », prévient-il dans un ton ferme. Entre crainte d’affrontements et appel au calme, la ville du Nord retient son souffle. La présidentielle 2025 se jouera-t-elle dans la sérénité ?
Le ton est donné à quelques jours du scrutin présidentiel. Les autorités administratives de Garoua ne comptent pas laisser place au désordre. Le communiqué officiel de la Préfecture de la Bénoué Division ne mâche pas ses mots.
Selon les informations concordantes évoquées dans ce document, un des candidats en lice pour la magistrature suprême aurait des projets troubles. L’objectif présumé: créer le chaos dans la ville de Garoua pendant et après le vote du 12 octobre 2025.
Mise en garde ferme du Préfet
Le Préfet Hamman Maman Wabi rappelle fermement qu’aucun acte de vandalisme et de désordre ne sera toléré. Ce n’est pas du jeu! Tout éventuel auteur et complice de ces actes malsains et illégaux projetés dans le département de la Bénoué sera sévèrement sanctionné.
La fermeté du message administratif tranche avec le ton habituellement mesuré des communiqués préfectoraux. «Le Préfet met en garde contre tout appel à la violence et à la déstabilisation susceptible de nuire à la paix et à la tranquillité», précise le document signé le 6 octobre à Garoua.
Toutefois, le Préfet invite les candidats à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 au respect des lois et de la réglementation en vigueur. Ils doivent continuer à faire tenir aux autorités administratives de céans leur programme de campagne pour un encadrement optimal de leurs activités.
Un appel qui sonne comme un ultimatum à quelques jours du scrutin. Les candidats sont prévenus: toute déviation sera sanctionnée sans ménagement.
Le Préfet compte sur la bonne compréhension des populations de son unité de commandement. Il les invite à vaquer paisiblement à leurs occupations et à redoubler de vigilance en cette occasion sensible.
Cette mise en garde intervient dans un contexte électoral déjà tendu à travers le pays. Plusieurs communiqués similaires ont été publiés dans différentes régions, témoignant de la nervosité des autorités face aux risques de troubles.
Climat préélectoral sous haute surveillance
Garoua, capitale régionale du Nord, représente un enjeu stratégique dans l’équilibre électoral camerounais. La ville compte des centaines de milliers d’électeurs inscrits et constitue un bastion traditionnel important.
Le communiqué ne désigne pas nommément le candidat visé par ces accusations. Une omission qui alimente les spéculations dans les milieux politiques locaux. «On se demande qui est visé. Mais l’important, c’est que la paix règne», confie un commerçant du marché central de Garoua.
Les forces de maintien de l’ordre ont reçu des instructions pour assurer la sécurité durant toute la période électorale. Les patrouilles se sont intensifiées dans les quartiers sensibles de la ville.
Pour suivre l’actualité électorale et les questions de sécurité, consultez 237online.com/actualite-cameroun.
Ce communiqué de la Préfecture de Garoua s’inscrit dans une série de mesures préventives prises par les autorités administratives à travers le pays. L’objectif affiché: garantir le déroulement paisible du scrutin présidentiel dans toutes les circonscriptions.
Les populations de Garoua sont appelées à la vigilance sans céder à la panique. Les autorités assurent avoir la situation sous contrôle et promettent une réaction ferme face à toute tentative de trouble à l’ordre public.
Le département de la Bénoué se prépare donc à vivre une élection sous haute surveillance administrative et sécuritaire. Entre mise en garde préventive et appel au calme, les autorités tentent de maintenir un équilibre délicat à quelques jours du vote.
Cette alerte sécuritaire préélectorale suffira-t-elle à dissuader toute tentative de déstabilisation à Garoua?



