Le climat politique camerounais reste sous tension après la présidentielle.
Dans un message adressé à la nation, Issa Tchiroma Bakary, président du FSNC, remercie plusieurs ministres et officiers pour leur soutien, tout en appelant les forces de défense, les médias et la jeunesse à choisir le camp du peuple.
« L’heure n’est plus aux faux-semblants ni aux calculs », déclare-t-il avec gravité.
Une prise de parole rare et symbolique, qui sonne comme un appel à la responsabilité nationale. Le message de Tchiroma marque-t-il un tournant dans la scène politique camerounaise ?
⚖️ « Chacun doit choisir son camp » : le message sans détour de Tchiroma
Dans un ton à la fois ferme et solennel, Issa Tchiroma Bakary s’adresse directement à la classe dirigeante.
« Quand les enjeux pour notre pays et pour la paix nationale sont aussi cruciaux, chacun doit choisir son camp, et beaucoup l’ont déjà fait », a-t-il déclaré.
L’ancien ministre de la Communication assure avoir reçu le soutien de plusieurs membres du gouvernement et de l’État-major.
Il affirme que certains responsables militaires ont fait preuve de « clairvoyance et de patriotisme », refusant de se laisser entraîner dans des logiques contraires à la volonté du peuple.
« L’histoire se souviendra de ceux qui auront choisi le peuple plutôt que les privilèges », insiste-t-il, dans une phrase qui résonne comme un avertissement à ceux qui hésitent encore.
🗣️ Un appel direct aux journalistes et à la jeunesse
Le président du FSNC n’a pas oublié les médias, qu’il exhorte à ne pas devenir les “instruments de la désinformation”.
« Vous avez une responsabilité immense envers la jeunesse de ce pays, qui vous regarde comme des modèles. Ne devenez pas les ennemis du peuple. »
Ce passage vise clairement certains organes accusés d’entretenir la confusion sur les résultats électoraux et les tensions politiques.
Dans les rues de Garoua et Maroua, plusieurs jeunes militants du FSNC ont salué la sortie de leur leader, estimant qu’elle traduit “le courage d’un homme d’État”.
« Ce n’est pas du jeu ! Il parle vrai, et beaucoup savent qu’il dit la vérité », confie un sympathisant rencontré à Ngaoundéré.
🔥 « L’heure est grave mais l’espérance est plus forte »
Le message d’Issa Tchiroma se veut à la fois avertissement et espoir.
Il reconnaît la gravité de la situation, tout en appelant à l’unité nationale et à la résistance pacifique.
« L’heure est grave, mais l’espérance est plus forte. Ensemble, restons debout, unis et vigilants. L’avenir est entre nos mains. »
Ce ton rassembleur tranche avec la radicalité de certaines déclarations récentes de figures politiques.
Pour plusieurs analystes, Tchiroma tente de se repositionner comme un acteur de transition, porteur d’un discours d’apaisement dans un contexte électoral explosif.
Dans un pays en quête de stabilité, la sortie d’Issa Tchiroma Bakary apparaît comme un appel à la conscience nationale.
Entre remerciements, mises en garde et espoir, son message résonne comme celui d’un homme qui refuse le silence dans les moments décisifs.
Mais la vraie question reste entière : ses mots suffiront-ils à rallier les hésitants autour d’un idéal commun ?



