(Investir au Cameroun) – Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a récemment lancé un avis d’appel d’offres national restreint pour sélectionner un cabinet chargé de réaliser l’audit comptable et financier du Projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les territoires ruraux (Secal). Le coût prévisionnel de l’audit est estimé à 90 millions FCFA pour cinq exercices correspondant à cinq audits annuels de 2024 à 2028. Cette mission s’inscrit dans le cadre des audits conventionnels des programmes de Contrat de désendettement et de développement (C2D), financés par l’Agence française de développement (AFD).
Garantir transparence et contrôle
L’audit a pour objectif d’exprimer une opinion professionnelle indépendante sur la situation comptable et financière de chaque dispositif du projet Secal, notamment sur les dépenses effectuées au cours de la période considérée. Lancé en 2024, le projet vise à contribuer durablement à la création d’emplois, à la croissance inclusive et à la sécurité alimentaire, en améliorant l’écosystème des entreprises rurales.
Financé à hauteur de 10,5 milliards FCFA par l’AFD, le projet Secal est opérationnel dans six régions : le Centre, le Littoral, l’Ouest, le Nord, l’Extrême-Nord et le Sud-Ouest. Il est structuré autour de trois programmes. Le Programme de consolidation et de pérennisation agropastoral (PCP-ACEFA) vise à améliorer durablement la productivité et les revenus d’un million d’exploitations agricoles camerounaises d’ici 2035. Le Programme d’appui à la rénovation et au développement de la formation professionnelle (AFOP) accompagne la formation et le renforcement des compétences. Le Programme intégré de valorisation et de transformation des produits agricoles et agroalimentaires (Transfagri) soutient la transformation et la commercialisation des produits agricoles.
Objectif : 500 000 exploitations rurales en 2025
À ce jour, plus de 8 400 entreprises rurales ont été identifiées pour bénéficier du financement de l’AFD. L’ambition du projet est de toucher 500 000 exploitations d’ici 2025, renforçant ainsi la résilience et les capacités productives du secteur agropastoral camerounais tout en assurant une gestion transparente et rigoureuse des fonds publics et conventionnels.
Frédéric Nonos
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