Huit avocats venus d’associations de barreau étrangères ont prêté serment devant l’Association de barreau du Cameroun le 29 juillet 2026 au Palais d’appel de Buea. La cérémonie, plutôt solennelle s’est déroulée sous la présidence de la première vice-présidente du Palais d’appel de Buea, la juge Helen Fon Achu.
Une cérémonie qui en dit long sur l’ouverture du barreau
Huit robes noires de plus dans le décor judiciaire camerounais, ce n’est pas rien. L’investiture s’est tenue dans la salle d’audience du Palais d’appel de Buea, un lieu chargé symboliquement pour la région du Sud-Ouest. La juge Helen Fon Achu a présidé la cérémonie, entourée des membres de l’Association de barreau du Cameroun.Le détail qui frappe, c’est que ces avocats viennent d’associations étrangères, pas du système local de formation classique.
Ce genre d’admission pose forcément la question de la reconnaissance mutuelle des diplômes et des parcours entre juridictions.Difficile de ne pas y voir un geste d’ouverture professionnelle, à un moment où la profession d’avocat au Cameroun cherche encore sa cohérence entre les traditions civiliste et de common law héritées du bilinguisme institutionnel.
Ce que ça change concrètement pour la profession
Buea reste un lieu chargé de sens pour ces questions, la région étant historiquement le centre du droit anglo-saxon au Cameroun. Et cette investiture, si elle se répète, pourrait renforcer les échanges entre barreaux à l’échelle régionale.
Franchement, on aimerait en savoir plus sur les critères exacts d’admission de ces huit avocats. Le communiqué reste flou sur ce point, on ne sait pas encore de quels pays précisément proviennent ces associations partenaires.C’est un signal d’ouverture qui mérite d’être suivi de près, surtout si d’autres cérémonies similaires suivent dans les prochains mois.

