131 000 candidats dès ce lundi


Plus de 131 000 candidats passent le baccalauréat de l’enseignement secondaire général au Cameroun à partir de ce lundi. Coup d’envoi fixé à 8h dans les 400 sous-centres d’examen répartis sur l’ensemble du territoire. Les dispositifs sont en place. Les candidats aussi.

Dans les sous-centres, tout est prêt

Au Lycée général Leclerc de Yaoundé, la proviseure et chef de sous-centre Judith Mariane Fouda Mengue ne laisse rien au hasard. Travail entamé dès vendredi, salles matérialisées, numéros affectés sur chaque table-banc, listes de candidats affichées à l’entrée de chaque salle. « Nous avons commencé à travailler vendredi dernier avec les chefs des deux secrétariats. Les salles sont matérialisées et les instructions sont affichées devant chaque salle », précise-t-elle.

1 563 candidats sont attendus dans ce seul double sous-centre. En fin de journée dimanche, les grilles ont été fermées, des agents de sécurité positionnés pour interdire tout accès non autorisé jusqu’au début des épreuves.

Les candidats, eux, sont passés vérifier leurs noms sur les babillards. Junior Boas Mamedja, candidat en série D, était devant les listes ce dimanche à 11h20. « Je peux maintenant rentrer me préparer sereinement pour attendre le début des épreuves », dit-il, visiblement soulagé.

Sept séries sont concernées par cet examen : les littéraires A, ABI et SH, et les scientifiques C, D, E et TI.

Un examen sous haute surveillance nationale

131 000 candidats répartis dans 400 sous-centres, c’est une opération logistique massive que l’Office du Baccalauréat du Cameroun orchestre chaque année. Cette session 2025 ne fait pas exception.

Le dispositif sécuritaire autour des sujets et des salles est renforcé, comme à chaque édition, pour éviter les fuites. Les années passées ont laissé des cicatrices. En 2022 et 2023, plusieurs alertes sur la circulation de faux sujets avaient perturbé le déroulement des épreuves dans certaines régions. On ne sait pas encore si des incidents seront signalés cette année, mais la vigilance des chefs de sous-centres semble réelle.

Pour les familles, l’enjeu dépasse le simple diplôme. Le bac reste, dans beaucoup de foyers camerounais, le premier vrai tournant vers l’université ou la formation professionnelle. Un sésame, comme disent les candidats eux-mêmes.

Les résultats sont généralement attendus environ six semaines après la fin des épreuves. Le calendrier exact de délibération n’a pas encore été rendu public.

Le baccalauréat 2025 commence. Pour 131 000 jeunes Camerounais, tout se joue maintenant.

Alain-Claude NdomAlain-Claude Ndom

Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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