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rois camerounais pour la paix


L’École de Dialogue a ouvert ses portes ce lundi 27 avril 2026 à Libreville, au Gabon. Cinq rois camerounais font partie des participants à cette session internationale de formation, aux côtés de chefs traditionnels venus du Tchad, du Niger et du Gabon. Le thème retenu : « De la transformation personnelle à la transformation collective, je suis un acteur de paix. » Un signal fort envoyé depuis la capitale gabonaise.

Cinq rois camerounais à Libreville pour porter la paix

Ils ont fait le déplacement. Jean Yves Eboumbou Douala Bell, roi des Bells, Nanang Toukam Innocent roi des Batoufam, Fondjo David roi des Fotounis, Pouokam Georges Désiré roi des Bayangams, et Awemo Charles Awemo Aznnwi fon de Bambili — cinq figures des chefferies traditionnelles camerounaises représentent le pays à cette session qui rassemble des acteurs de 4 pays au minimum.

Mais la présence de ces rois n’est pas symbolique. L’École de Dialogue est un dispositif sérieux, expérimenté d’abord en Bolivie dans le cadre du programme Service Civil pour la Paix, puis adapté localement au sein de la chefferie Batoufam au Cameroun. Ce passage du local au sous-régional, c’est précisément l’ambition de la session de Libreville.

Le partenariat qui porte l’événement implique trois acteurs : l’association Esperanza-CADE, organisation de la société civile camerounaise et porteuse du projet, le programme Service Civil pour la Paix de la GIZ comme partenaire technique, et des chefferies traditionnelles gabonaises locales.

Une méthode qui ne se révèle qu’en marchant

C’est là que l’École de Dialogue se distingue vraiment. Les participants ne reçoivent pas un programme à l’avance. Le contenu se dévoile au fil des jours — apprentissage expérientiel d’un côté, apports cognitifs de l’autre. Une approche qui bouscule les habitudes des décideurs et chefs traditionnels présents.

L’idée centrale : on ne transforme pas une société sans d’abord se transformer soi-même. Ce n’est pas
une formule creuse — c’est le fil conducteur de toute la session, qui réunit également des représentants
de la société civile et des personnalités occupant des fonctions administratives à des niveaux décisionnels.

Pourtant, la vraie question reste ouverte. Ces cinq jours de formation suffiront-ils à poser les bases d’une dynamique sous-régionale durable ? Le 30 avril apportera un début de réponse.

Le bilan de la session est attendu le 30 avril 2026. Ce que les rois camerounais ramèneront dans leurs chefferies après Libreville — c’est ça, le vrai indicateur du succès de cette initiative.

Jean-Paul Dzomo Nana

Jean-Paul Dzomo Nana

Journaliste pour 237online.com, Jean-Paul Dzomo Nana couvre l’actualité politique et diplomatique du continent africain.


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