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Biya a jusqu’au 18 avril pour promulguer la vice-présidence


Le compte à rebours est lancé. Paul Biya dispose encore de 5 jours pour promulguer la loi instaurant le poste de vice-président de la République du Cameroun. Adoptée le 4 avril 2025 par le Parlement réuni en congrès à Yaoundé, cette loi constitutionnelle doit obligatoirement être promulguée avant le 18 avril, conformément au délai légal de 14 jours accordé au Chef de l’État.

Ce que dit la loi et ce que le délai impose

La Constitution camerounaise est claire : une fois adoptée par le Parlement, une loi doit être promulguée dans un délai de 14 jours. Le texte instaurant la vice-présidence ayant été voté le 4 avril, la date butoir tombe donc le 18 avril 2025.

Passé ce délai sans promulgation, la situation entrerait dans une zone juridiquement inconfortable, même si la Constitution ne prévoit pas de sanction automatique à l’égard du président. Dans les faits, un dépassement du délai serait interprété comme un signal politique fort — positif ou négatif — sur les intentions réelles du Chef de l’État.

Pour l’instant, la présidence de la République n’a fait aucune communication officielle sur la date prévue pour la promulgation.

Un texte au cœur des enjeux de succession

L’adoption de cette loi constitutionnelle a provoqué une onde de choc dans la classe politique camerounaise. Pour la première fois depuis l’indépendance, le Cameroun se doterait d’un vice-président, une figure absente de l’architecture institutionnelle du pays depuis des décennies.

Si la création du poste est actée dans le texte, le nom du futur vice-président n’est pas encore connu. Mais les spéculations vont bon train : certains évoquent une figure technique, d’autres voient dans ce poste une étape dans la gestion de la transition au sommet de l’État. Le nom de Franck Biya, fils du président, circule dans les couloirs, tout comme celui de plusieurs barons du RDPC.

La promulgation de ce texte transformerait en profondeur l’équilibre des pouvoirs au Cameroun, dans un contexte où la question de la succession de Paul Biya, 92 ans, est sur toutes les lèvres.

Dans 5 jours, on saura si Paul Biya choisit d’agir dans les délais ou de laisser planer le suspense. Une chose est sûre : chaque heure qui passe intensifie les regards braqués sur la présidence de Yaoundé.



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