Depuis la nuit du 15 octobre 2025, Douala 5e est en ébullition. Des informations virales sur les réseaux sociaux accusent Issa Ouaissou, coordinateur régional du FSNC (parti d’Issa Tchiroma Bakary), d’avoir financé les actes de vandalisme ayant secoué plusieurs quartiers.
Des “témoins” évoquent même des paiements de 15 000 FCFA par casseur présumé.
Mais dans un communiqué de démenti officiel, le FSNC dénonce « des allégations mensongères et malveillantes ».
La vérité se situe-t-elle entre manipulation politique et chasse à l’homme ?
⚠️ Une rumeur virale à Douala 5e : le nom d’Ouaissou Issa au cœur de la tempête
Tout est parti d’une publication devenue virale sur Facebook :
“Voici l’homme qui a orchestré et financé les casses à Douala 5e du 15/10/2025.”
Le message affirme que des casseurs interpellés auraient avoué avoir reçu 15 000 FCFA chacun de la part de Sieur Ouaissou Issa, présenté comme “le financier du FSNC”.
Selon la même version, l’homme aurait été “interpellé avant l’aube” et “devrait être présenté devant le juge pour financement du terrorisme, sédition, rébellion et atteinte à la sûreté de l’État”.
Ces affirmations, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont rapidement alimenté un climat de confusion et de tension à Douala.
“On ne sait plus qui croire. Chaque camp sort sa version, et les réseaux font le reste”, confie un commerçant du marché de Bépanda.
🗣️ Le FSNC réplique : “Des allégations mensongères et infondées”
Face à cette vague d’accusations, le Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) a réagi sans attendre.
Dans un communiqué publié le 16 octobre 2025, le parti rejette catégoriquement ces informations qu’il qualifie de “fausses, malveillantes et déstabilisatrices”.
« M. Ouaissou Issa n’a jamais été interpellé, ni recherché par quelque service que ce soit. Il vaque librement à ses occupations », précise le texte signé par Aissatou Ndjidda, responsable régionale de la communication.
Le parti accuse une “campagne de désinformation orchestrée pour salir sa réputation” et menace de poursuites judiciaires contre toute personne ou média à l’origine ou ayant relayé ces rumeurs.
« Le FSNC n’a donné aucune instruction ni apporté de soutien matériel ou financier pour des actes de violence. Il reste fidèle à ses valeurs de paix, de discipline et de respect des lois de la République », conclut le communiqué.
🔍 Entre intox politique et tension post-électorale
Cette affaire éclate dans un contexte post-électoral explosif, où chaque incident est scruté à la loupe.
Pour certains analystes, il pourrait s’agir d’une tentative de déstabilisation politique ciblant le FSNC, un parti allié mais parfois controversé.
“L’accusation d’un financement du terrorisme est grave. Si elle est infondée, elle traduit un niveau inédit de manipulation politique”, explique un politologue de l’Université de Douala.
Pour l’heure, aucune source judiciaire officielle n’a confirmé l’arrestation de M. Ouaissou Issa, et les autorités restent silencieuses.
Sur le terrain, la tension demeure palpable, notamment dans les quartiers de Bonabéri et Makepe, où les forces de l’ordre ont renforcé leur présence.
Entre accusations de “financement du terrorisme” et démenti officiel du FSNC, le flou demeure total sur l’affaire Ouaissou Issa.
Une chose est sûre : cette polémique reflète la fragilité du climat politique camerounais à l’issue du scrutin du 12 octobre.
La question reste ouverte : véritable scandale ou simple manipulation politique de plus ?



