Georges Gilbert Baongla aurait été arrêté à Edéa. Selon des informations qui circulent depuis quelques heures, l’opposant traqué depuis avril 2026 par la Gendarmerie aurait été intercepté dans la région du Littoral avant d’être conduit vers Yaoundé. Rien ne confirme à ce stade les circonstances précises de cette arrestation, mais l’information met fin à plusieurs mois de cavale.
Ce que l’on sait pour l’instant
L’arrestation serait intervenue à Edéa, ville située à environ une heure de route de Douala, selon les premiers éléments qui circulent sur les réseaux. Baongla aurait ensuite été transféré vers la capitale, probablement pour être présenté aux unités du Service central des recherches judiciaires qui le recherchaient depuis sa convocation officielle du 28 avril.
Le chiffre parle de lui-même. Cela fait près de trois mois que le chef du Parti Républicain échappait à cette traque, malgré l’interdiction de sortie du territoire prononcée contre lui.
Aucune confirmation officielle n’est encore venue du côté du Secrétariat d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie. Ni de la part de ses avocats, qui avaient pourtant multiplié les sorties médiatiques ces derniers mois pour dénoncer ce qu’ils qualifiaient d’acharnement.
Une arrestation qui arrive à un moment sensible
Le timing interroge forcément. Baongla était devenu, ces derniers mois, l’un des visages les plus bruyants de la contestation autour de la succession de Paul Biya, réclamant des tests ADN et attaquant frontalement la légitimité de Franck Biya.
C’est un tournant que peu attendaient si vite. Après des semaines de traque sans résultat visible, cette arrestation à Edéa relance immédiatement les spéculations sur la suite judiciaire réservée au dossier, mais aussi sur ce qu’elle révèle de la capacité de l’appareil sécuritaire à localiser ses cibles quand la volonté politique existe.
Le silence institutionnel autour de la vacance à la vice-présidence continue pendant ce temps. Et cette capture, si elle se confirme dans les prochaines heures, pourrait bien devenir le symbole d’une transition qui ne tolère plus aucune voix dissonante.
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

