Une tribune incendiaire secoue la scène politique camerounaise depuis ce jour, ravivant les tensions entre le RDPC et le MRC. Yves Abama, militant du parti au pouvoir, accuse frontalement le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun et son leader d’avoir « transformé la politique en barbarie » depuis 2018. Publié dans un contexte déjà électrique, ce texte relance un débat brûlant sur les dérives politiques et les fractures profondes du pays.
Une tribune RDPC qui ravive les tensions politiques
Dans son analyse, Yves Abama dresse une liste de ce qu’il appelle les « 7 péchés capitaux du MRC », dénonçant notamment une prétendue dérive idéologique et une radicalisation du discours politique. Selon lui, le MRC aurait développé une posture qu’il qualifie de « messianique », imposant la vision de son leader comme une vérité incontestable sur la scène nationale.
Il affirme également que les critiques contre le parti sont souvent interprétées comme des attaques communautaires, alimentant un climat de méfiance et de division. « Le MRC a développé une étrange tendance à accuser de bamiphobie tous ceux qui émettent le moindre reproche », écrit-il dans sa tribune, pointant une stratégie qu’il juge dangereuse pour l’équilibre national.
Ces propos interviennent alors que le Cameroun traverse une période politique sensible, marquée par des rivalités accrues entre partis et des échéances électorales importantes à venir.
Le MRC au cœur des accusations et du débat national
Au-delà des critiques idéologiques, Yves Abama accuse également certains militants d’utiliser les réseaux sociaux pour attaquer leurs adversaires politiques, évoquant la multiplication de faux profils et d’insultes visant à intimider les opposants.
Il cite notamment les tensions observées depuis 2018, période charnière qui a profondément modifié le paysage politique camerounais. Le militant du RDPC estime que ces pratiques auraient contribué à détériorer la qualité du débat public, transformant les échanges politiques en confrontations personnelles.
Dans les milieux politiques à Yaoundé et Douala, cette tribune suscite déjà de nombreuses réactions. Certains y voient une prise de position courageuse, tandis que d’autres dénoncent une attaque directe contre l’opposition. Sur le terrain, les observateurs rappellent que le climat politique reste fragile, notamment à l’approche des prochaines échéances électorales.
Pour de nombreux analystes, ces accusations traduisent surtout l’intensité de la compétition politique actuelle au Cameroun, où chaque déclaration peut avoir des répercussions majeures sur l’opinion publique.
Une guerre politique qui inquiète l’opinion
Cette tribune confirme une chose : la bataille politique camerounaise reste plus intense que jamais. Entre accusations, rivalités et stratégies d’influence, le climat demeure tendu.



