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Paul Biya 92 ans présidentielle Cameroun choc


La présidentielle Cameroun du 12 octobre 2025 révèle un Paul Biya de 92 ans déterminé à briguer un huitième mandat face à une opposition profondément fragmentée. L’invalidation de Maurice Kamto rebat complètement les cartes électorales, propulsant Issa Tchiroma Bakary comme principal challenger dans cette course asymétrique. Cette reconfiguration politique ouvre des interrogations majeures sur la capacité du président sortant à démontrer sa vitalité après 43 années de pouvoir ininterrompu.

Issa Tchiroma emerge challenger crédible surprise

L’ancien ministre Issa Tchiroma Bakary, 76 ans, s’impose progressivement comme l’adversaire le plus sérieux de Paul Biya. Cet ex-prisonnier politique de la tentative de coup d’État de 1984 « a le vent en poupe » selon les observateurs politiques.

Sa stratégie de communication habile mélange l’héritage d’Ahmadou Ahidjo et de Ruben Um Nyobe. «Cela tient du grand écart, mais il s’y emploie avec un certain succès», soulignent les analystes politiques présents lors de ses meetings.

L’homme doit néanmoins surmonter deux défis majeurs : dépasser son image de candidat nordiste et convaincre qu’il n’est pas un « opposant de la 25e heure » après vingt années au gouvernement. Sa précampagne lancée à Bertoua plutôt qu’à Garoua témoigne de cette ambition nationale.

Rivalités régionales compliquent équation électorale

La candidature de Tchiroma se heurte à celle de Bello Bouba Maïgari, autre figure du Nord camerounais. Ces deux septuagénaires originaires de la Bénoué entretiennent une rivalité personnelle de plus de trente ans qui complique toute alliance.

Paul Biya prépare activement son retour sur le terrain avec des meetings prévus à Maroua, Bertoua et Douala. Cette dernière ville n’a pas reçu sa visite depuis douze années, témoignant de l’enjeu symbolique de cette campagne.

L’objectif présidentiel reste double : prouver sa capacité de gouvernance malgré ses 92 ans et affirmer sa présence dans les régions stratégiques. Son entourage multiplie les panégyriques, allant jusqu’à comparer le président « au Christ portant sa croix ».

Cette rhétorique suffira-t-elle face à l’usure du pouvoir après quatre décennies ?



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