Choc humanitaire au Cameroun ! Les Nations unies ont lancé mardi un cri d’alarme sans précédent : plus d’un demi-million de réfugiés et personnes vulnérables risquent de perdre toute assistance alimentaire d’ici fin août 2025. Cette bombe humanitaire menace de plonger le pays dans une crise sans précédent, alors que les caisses du Programme alimentaire mondial (PAM) sont déjà vides.
Crise alimentaire au Cameroun : les camps de réfugiés déjà rationnés
La situation est déjà catastrophique sur le terrain. Au camp de Gado, dans l’Est camerounais, les réfugiés centrafricains ne reçoivent plus que 50% de leurs besoins alimentaires quotidiens. C’est dire si la faim tenaille déjà les ventres.
Plus grave encore, en juillet dernier, le PAM a carrément coupé les vivres à 26.000 réfugiés nigérians du camp de Minawao. Ces familles, qui ont tout quitté pour fuir les violences de Boko Haram depuis 2009, se retrouvent aujourd’hui abandonnées à leur sort.
« Sans financement immédiat, des enfants souffriront de la faim, des familles seront touchées et des vies seront perdues », a martelé Gianluca Ferra, le patron du PAM au Cameroun. Son cri du cœur résonne comme un ultimatum lancé à la communauté internationale.
65,5 millions de dollars pour éviter la catastrophe humanitaire
Le compte à rebours est lancé. Le PAM a chiffré l’urgence : 65,5 millions de dollars sont nécessaires pour maintenir l’aide jusqu’en janvier 2026. Sans cette somme, c’est toute l’architecture humanitaire du pays qui risque de s’écrouler.
Les chiffres donnent le vertige. Selon le Cadre Harmonisé d’analyse de la sécurité alimentaire, 2,6 millions de Camerounais vivent déjà en situation d’insécurité alimentaire aiguë entre juin et août 2025. Un bond de 6% en un an seulement !
Cette crise touche particulièrement les régions de l’Est et de l’Extrême-Nord, où les camps de réfugiés accueillent des populations fuyant les crises centrafricaine et nigériane. L’aide du PAM représente souvent leur unique source de nourriture quotidienne.
Face à cette urgence absolue, le gouvernement camerounais reste étrangement silencieux. Pendant ce temps, chaque jour qui passe rapproche ces 500.000 âmes de la famine.
La communauté internationale laissera-t-elle le Cameroun sombrer dans cette catastrophe humanitaire ?