La députée Nourane Foster du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) a réagi publiquement ce 2 avril 2026 depuis l’Assemblée nationale de Yaoundé. Pour elle, le projet de loi portant révision constitutionnelle et création d’un poste de vice-président est un tournant historique pour le Cameroun. Une réaction qui tranche avec le silence de nombreux élus de l’opposition.
Un retour historique, 42 ans après
Dans une publication diffusée depuis le Palais de Verre, Nourane Foster rappelle un fait souvent oublié : « Depuis la révision constitutionnelle de 1984, qui avait supprimé le poste de Vice-Président au profit de la fonction de Premier ministre, notre architecture institutionnelle n’avait plus intégré cette fonction au sommet de l’État. »
42 ans plus tard, ce poste fait donc son retour. Et pour la parlementaire, ce n’est pas qu’un simple ajout symbolique. Elle souligne que le texte touche à plusieurs piliers de l’organisation de l’État :
- La gestion de la vacance du pouvoir
- La création et le fonctionnement de la Vice-Présidence
- Le renforcement des prérogatives du Président
- L’organisation globale des institutions
Elle note également avec satisfaction une disposition sur la déclaration des biens, qui ne concerne pas uniquement le Chef de l’État, mais aussi plusieurs hauts responsables. « Une bonne disposition », écrit-elle sobrement.
Une opposition qui tend la main
Ce qui retient l’attention dans la réaction de Nourane Foster, c’est son ton. Membre d’un parti d’opposition, elle ne cherche pas à bloquer ou à critiquer le texte. Au contraire, elle déclare : « Nous sommes prêts à accompagner le nouveau Vice-Président dans l’exercice de ses fonctions, dans un esprit de collaboration et d’intérêt général. »
Une posture qui illustre le consensus relatif autour de cette réforme, y compris dans certaines franges de l’opposition. Pour Foster, l’enjeu dépasse les clivages politiques : il s’agit de renforcer la continuité de l’État et d’adapter la gouvernance aux réalités du pays.
Reste à savoir si cette bonne volonté affichée se traduira concrètement dans les débats de la commission spéciale, actuellement en cours au Congrès.
La réaction de Nourane Foster donne le ton : cette révision constitutionnelle suscite un intérêt qui dépasse le seul camp du pouvoir. Après le vote du Congrès, attendu dans les prochains jours, l’attention se tournera vers Paul Biya et le nom du futur vice-président.



