Mariage traditionnel Cameroun ► Dot abandonnée rite


Le mariage traditionnel Cameroun fait face à une crise moderne avec l’histoire de Sylvestre, forestier de 41 ans qui a abandonné sa dot de 1,2 million FCFA à cause d’un rite exigé par sa belle-mère. Ce conflit à Kotto (Douala V) illustre parfaitement les tensions entre traditions ancestrales et modernité dans la société camerounaise contemporaine. L’homme a préféré renoncer à épouser Catherine E., employée de télécoms, plutôt que de se plier aux exigences rituelles familiales. Un cas qui divise et interroge sur l’évolution des pratiques matrimoniales au Cameroun. Une situation qui fait écho aux débats sociétaux actuels.

Mariage traditionnel conflit : Dot 1,2 million abandonnée

Le mariage traditionnel Cameroun se heurte à des résistances inattendues avec cette affaire qui secoue Kotto. Sylvestre S. avait pourtant respecté toutes les étapes conventionnelles : fiançailles en juillet 2023, report à juin 2024 pour cause de maladie, puis nouveau rendez-vous fixé au 1er août.

La concession familiale de la future mariée avait reçu la visite du commissaire de police principal en repos maladie. L’homme avait apporté une dot substantielle comprenant porcs, vins, whiskies et une enveloppe de 1,2 million FCFA selon les usages locaux.

«Quand on a déjà bu et mangé comme ça, la fille ne doit plus trainer», explique un proche de la famille, soulignant les attentes traditionnelles liées à ces cérémonies. Le père de Catherine avait donné son accord, estimant que la procédure était respectée dans les règles.

Rite traditionnel : La belle-mère exige une cérémonie refusée

Le conflit autour de ce mariage traditionnel Cameroun éclate quand la belle-mère impose un rite spécifique que Sylvestre refuse catégoriquement. La mère de Catherine demande à la famille visiteuse de lui donner certains objets rituels, estimant que «quand on a déjà bu et mangé comme ça, la fille ne doit plus trainer».

Le fiancé promettait une réponse dans un mois, mais sa patience s’épuise face aux exigences supplémentaires. «Ça ne peut pas se faire !» répond fermement l’oncle André, porte-parole de Sylvestre, créant une impasse totale.

Cette tension révèle les fractures profondes entre générations sur l’interprétation des traditions matrimoniales. Les dames présentes interviennent pour tenter une médiation, mais Sylvestre reste inflexible sur ses principes.

«Ces belles-mères qui manquent de respect à leurs gendres posent un vrai problème aujourd’hui», confie une tante présente, témoignant des frustrations croissantes face à ces situations.

Les traditions matrimoniales camerounaises doivent-elles évoluer avec la modernité ?



Source link

View Kamer

FREE
VIEW