Entre le 18 et le 22 mars dernier, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la République centrafricaine et le Tchad étaient particulièrement actifs sur le marché des titres publics de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Confrontés à un paysage économique instable et à des impératifs financiers pressants, les cinq Etats membres de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) avaient pour objectif de lever une enveloppe globale de 112,5 milliards de Fcfa (plus de 185,5 millions de dollars) sur ce marché commun. Et c’est le Congo qui s’illustre avec la plus grosse demande de financement.
Lire aussi : Marché des titres publics Cemac : 6 408,5 milliards de F d’encours de dettes à fin janvier 2024
Le pays de Denis Sassou Nguesso a en effet effectué le 19 mars, deux émissions de Bons de Trésor Assimilables (BTA), d’un montant global de 45 milliards de Fcfa (74,2 millions de dollars). Soit respectivement une émission de BTA à 13 semaines de maturité pour une enveloppe de 25 milliards de Fcfa, et une autre à 26 semaines de maturité pour un financement de 20 milliards de Fcfa. Derrière le Congo vient le Tchad et son ambition de lever 40 milliards de francs CFA (65,9 millions de dollars). N’Djamena s’est déployée sur le marché avec deux opérations : une émission de BTA à 26 semaines de maturité pour un montant de 10 milliards de Fcfa et une émission d’Obligations de Trésor Assimilables (OTA) de 2 ans de maturité à un taux d’intérêt de 6% pour une enveloppe de 20 milliards de Fcfa.
Volatilité des taux d’intérêt
Pour sa part, le Cameroun a effectué une seule opération : une émission de BTA de 52 semaines de maturité, pour un montant de 15 milliards de Fcfa. S’il n’a pas été particulièrement demandeur la semaine dernière, le pays que dirige Paul Biya devrait néanmoins être fréquent sur le marché des titres publics de la banque centrale cette année. Yaoundé projette de lever 853 milliards de FCFA sur le marché domestique cette année. A l’image du Cameroun, le Trésor public gabonais a été moins actif sur le marché. Libreville a effectué une seule émission de BTA (26 semaines de maturité, pour un montant de 7,5 milliards de Fcfa, soit 2,5 milliards de plus que Notons que malgré le dynamisme observé sur le marché primaire des valeurs du trésor de la Cemac, les Etats de la sous-région doivent cependant continuer de jongler avec des défis tels que la volatilité des taux d’intérêt et les réformes en cours au sein de l’institut d’émission.
Lire aussi : Marché des titres publics : la RCA peine à convaincre les investisseurs depuis le début de l’année