
C’est désormais officiel : les mandats des députés et des conseillers municipaux sont prorogés jusqu’au 20 décembre 2026. Initialement fixés au 31 mars 2026, ces mandats sont donc prolongés de près de 9 mois supplémentaires. Pas d’élections en vue, pas d’explication publique. Le RDPC reste aux commandes, maires et députés gardent leurs sièges. Le peuple camerounais a-t-il son mot à dire dans cette décision ?
La prorogation des mandats des députés et des conseillers municipaux vient d’être officiellement actée. Les 180 députés de l’Assemblée nationale ainsi que les maires à travers tout le territoire national conservent leurs fonctions jusqu’au 20 décembre 2026, sans passage par les urnes. Une décision unilatérale qui court-circuite le calendrier électoral normal.
Le RDPC prolonge sa main mise sans élection
Du côté de la société civile et des partis d’opposition, la lecture est sans équivoque : « L’agenda du RDPC n’a pas changé et leur pouvoir ne se partagera avec personne », dénoncent des voix politiques. À Yaoundé, aucune conférence de presse officielle n’a encore été organisée pour expliquer les raisons juridiques de cette prorogation. Elecam reste silencieux. Les Camerounais découvrent la nouvelle sans consultation préalable, dans un contexte où la présidentielle de 2025 est encore dans toutes les mémoires.



