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le Kimono d’Or 2026 célèbre la relève du judo


Plus de 590 jeunes judokas sur les tatamis, 3 000 personnes dans les gradins et des combats du matin jusqu’à minuit — le Kimono d’Or 2026 a transformé le gymnase de Mfandena en une véritable fête du judo. Organisée à Yaoundé par la Fédération camerounaise de judo (Feacajudo), cette compétition dédiée aux enfants de 6 à 14 ans a dépassé toutes les attentes, confirmant que la discipline est en pleine santé au Cameroun et que la relève est bel et bien assurée.

Mfandena en ébullition : un événement hors norme

Il y a des journées qui marquent une discipline. Ce samedi au gymnase de Mfandena, le judo camerounais en a vécu une. Dès les premières heures du matin, les tatamis étaient occupés, les pupitres des officiels en place, les familles installées dans les tribunes. Et ça ne s’est pas arrêté avant minuit.

590 athlètes en compétition, 3 000 personnes mobilisées dans l’enceinte — les chiffres seuls donnent la mesure de ce que représente désormais le Kimono d’Or dans le calendrier sportif camerounais. Ce n’est plus une simple compétition de jeunes. C’est devenu un rendez-vous incontournable, une démonstration de force organisationnelle et sportive.

Le président de la Feacajudo, Alain Christian Kingue Dihang, n’a pas caché sa satisfaction :

« Faire une compétition de cette envergure avec autant de personnes engagées, c’est un défi assez difficile. Nous l’avons relevé. »

Et le défi était effectivement de taille. Gérer 590 jeunes compétiteurs, coordonner des centaines d’encadreurs et d’officiels, maintenir un programme fluide du matin au soir sans incident — ce genre de logistique ne s’improvise pas. La Feacajudo a manifestement monté en puissance sur ce plan.

Des enfants de 6 ans sur les tatamis : la relève n’est pas un slogan

Ce qui a frappé les observateurs présents à Mfandena, c’est moins le nombre que la qualité et l’engagement des jeunes compétiteurs. Des enfants de 6 à 14 ans qui tiennent la cadence jusqu’à la fin d’une journée marathon, qui combattent avec technique et intensité, et qui repartent debout — c’est le signe concret que le judo s’est vraiment enraciné dans les bases au Cameroun.

« Tout le monde a tenu jusqu’à la fin… il n’y a pas eu d’incident », a souligné le président Kingue Dihang, avec une fierté difficile à dissimuler.

Cette profondeur de vivier est précieuse. Dans beaucoup de disciplines sportives africaines, le problème n’est pas l’élite — c’est ce qui vient derrière. Le Kimono d’Or répond justement à cette question avec des faits. Des centaines de clubs représentés, des enfants formés, encadrés, compétiteurs — la pyramide est là.

La conclusion du président est sans détour :

« Non seulement la relève est assurée, mais également le développement du judo. »

Ce n’est pas une formule de circonstance. C’est le constat d’un homme qui venait de voir défiler, pendant seize heures, la future génération du judo camerounais.

Cap sur Nairobi : la fédération ne s’arrête pas là

Le Kimono d’Or 2026 n’est pas une fin en soi. Pour la Feacajudo, c’est une étape dans un calendrier chargé et ambitieux. Le prochain rendez-vous majeur est fixé au 11 avril prochain avec le championnat national, suivi d’une session de passage de ceinture noire — moment symbolique fort pour les judokas camerounais.

Mais l’objectif qui fait briller les yeux, c’est les championnats d’Afrique à Nairobi. Une échéance continentale où le Cameroun voudra peser de tout son poids. Pour y arriver en forme, une première délégation a déjà été envoyée à Dakar pour participer à l’Open international — un test grandeur nature en conditions réelles.

« Nous sommes en préparation intensive », a conclu le président, résumant en trois mots l’état d’esprit d’une fédération qui ne veut pas seulement organiser de belles fêtes sportives, mais aussi ramener des médailles.

Un modèle pour le sport camerounais de base ?

Au-delà du judo, le Kimono d’Or 2026 pose une question plus large qui mérite d’être posée : combien de fédérations sportives camerounaises sont capables d’organiser un événement rassemblant 3 000 personnes autour de jeunes de moins de 15 ans, sans incident, du matin à minuit ?

Le gymnase de Mfandena a répondu à cette question samedi dernier. La Feacajudo a montré qu’avec de la rigueur, une vision claire et un réseau de clubs actifs, le sport de base peut vibrer, attirer et produire de l’émotion. Les familles qui ont rempli les tribunes ne s’y sont pas trompées.

Le judo camerounais avance. La question maintenant, c’est de savoir si cette dynamique se traduira en résultats sur la scène continentale à Nairobi. Les bases sont solides — la suite appartient aux tatamis.



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