
Peu de Camerounais savent que derrière la SITABAC, la grande industrie nationale du tabac, se cache un enfant de Bokito. James Onobiono, né en 1950, a co-fondé la Société Industrielle des Tabacs du Cameroun dans les années 1980, aux côtés de Théodore Ebobo et d’un partenaire allemand. De Ndokoti à Douala jusqu’aux cercles du grand patronat, cet homme d’affaires a bâti un empire discret mais redoutable. Qui était vraiment James Onobiono ?
De Bokito au sommet de l’industrie camerounaise : un parcours hors norme
Tout commence dans les années 1980 à Douala. James Onobiono s’associe à Théodore Ebobo et lève des fonds auprès d’un investisseur allemand pour créer la SITABAC. Le pari est audacieux : s’attaquer au marché national des cigarettes, alors dominé par des multinationales étrangères. Résultat : la SITABAC finit par contrôler une part significative du marché camerounais, devenant un fleuron de l’industrie locale.
Son palais de Ndokoti, à Douala, est rapidement cité en exemple comme le symbole visible de sa réussite. Mais Onobiono ne se contente pas du tabac. Il diversifie : Propero SA, un fonds d’investissement, et Quantum Cocoa SA, spécialisée dans la transformation du cacao, viennent étoffer un empire ancré dans les secteurs stratégiques de l’économie camerounaise.
« Il faut investir dans ce que les autres sous-estiment » — une philosophie que son parcours illustre mieux que n’importe quel discours. En 3 décennies, cet entrepreneur né dans le Centre-Cameroun a démontré qu’un Camerounais pouvait rivaliser avec les grands groupes internationaux sur son propre sol.



