(Investir au Cameroun) – L’Agence de promotion des investissements du Cameroun (API) a annoncé la signature d’un accord majeur avec le groupe DYA, dirigé par l’homme d’affaires camerounais Oumarou Fadil. Cet engagement s’inscrit dans une dynamique particulièrement soutenue : en moins de quatre mois, près de 500 milliards de FCFA d’investissements ont été sécurisés dans divers secteurs stratégiques.
Ce volume représente une étape importante dans la marche vers l’objectif national d’attirer 2 milliards USD d’investissements directs étrangers (IDE). Si une partie des investisseurs reste locale, l’ampleur de ces engagements traduit la confiance croissante des acteurs économiques envers l’économie camerounaise et confirme la capacité de l’API à mobiliser aussi bien des capitaux étrangers que nationaux.
Depuis juillet 2025, l’API a annoncé six nouveaux projets, parmi lesquels une usine de transformation de céréales à Garoua, révélée par Le Financier d’Afrique. Cette infrastructure devrait renforcer les capacités agro-industrielles, créer des emplois locaux et contribuer à améliorer la sécurité alimentaire dans les régions septentrionales.
La mise en place de ce type d’investissement industriel hors des centres urbains traditionnels répond aux recommandations de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), qui incite ses pays membres à privilégier la transformation locale pour réduire la dépendance aux importations alimentaires.
Ce jalon s’inscrit aussi dans la continuité de plusieurs missions internationales menées par l’API à Abidjan, Paris et au Moyen-Orient, qui ont débouché sur des partenariats stratégiques. En parallèle, l’implication d’entrepreneurs camerounais de premier plan, comme Oumarou Fadil, illustre la volonté du secteur privé local de jouer un rôle moteur dans la transformation économique du pays.
Avec près de 500 milliards de FCFA mobilisés en seulement quatre mois, l’API enclenche une dynamique capable de redessiner le paysage de l’investissement au Cameroun. Le principal défi reste toutefois de traduire ces engagements en projets concrets, menés dans la transparence et intégrant les petites et moyennes entreprises locales.
Si ce rythme d’engagement est maintenu, le Cameroun pourrait atteindre voire dépasser son objectif de 2 milliards USD d’IDE et s’imposer comme un pôle émergent en agro-industrie, énergie et infrastructures en Afrique centrale.
Selon plusieurs analystes, le projet de Garoua pourrait avoir un impact structurant : il permettrait de réduire les coûteuses importations alimentaires et de stimuler l’économie des régions septentrionales, longtemps en retard par rapport aux zones côtières en matière d’industrialisation.
Mercy Fosoh



