Le 12 octobre 2025, soir d’élection présidentielle, le nom d’Emmanuel Chatue a été cité dans une polémique fulgurante : fraudes électorales présumées. Moins de 24 h plus tard, le PDG de Canal 2 International et sénateur a publié un démenti officiel, rejetant « des allégations totalement infondées ». « Je ne me reconnais aucunement dans ces affirmations », écrit-il. À Yaoundé comme à Douala, l’émotion est palpable : ce n’est pas du jeu ! L’auteur initial des accusations, le blogueur Paul Chouta, maintient ses propos en ligne. Qui dit vrai ? Et quelles preuves tiendront face au droit ?
Démenti ferme, menace de poursuites et cadre légal évoqué
Dans son communiqué daté du 13 octobre, Emmanuel Chatue nie toute implication dans des « manœuvres visant à porter atteinte à l’intégrité du scrutin » du 12 octobre 2025 et menace de poursuites contre Paul Chouta s’il ne publie pas un démenti. L’entourage du patron de Canal 2 International insiste sur la neutralité éditoriale de la chaîne et le respect des lois. De son côté, le blogueur réaffirme ses accusations sur les réseaux. À ce stade, nos vérifications indépendantes n’attestent pas la matérialité des faits reprochés. Le débat se déplace aussi sur le terrain du droit : en Allemagne, où réside Paul Chouta selon le communiqué, la loi NetzDG prévoit des mécanismes de retrait et de sanction pour les contenus illégaux publiés sur les plateformes. Reste à savoir si cette voie sera mobilisée ou si l’affaire se réglera devant les juridictions compétentes au Cameroun et/ou à l’étranger.
Accusations en ligne et enjeu de preuve
Sur Facebook et dans plusieurs médias locaux, le démenti d’Emmanuel Chatue circule massivement. Des sites d’actualité reprennent sa position, tandis que des acteurs politiques et des organisations professionnelles appellent au calme post-électoral et à la responsabilité dans la diffusion d’informations sensibles. Paul Chouta, lui, affirme détenir des “preuves” étayant ses accusations ; toutefois, ces éléments ne sont pas vérifiés publiquement à l’heure où nous écrivons. La question est frontale : des preuves existent-elles, recevables et contradictoirement examinées ? Dans un contexte déjà tendu à Yaoundé et Douala, l’enjeu dépasse la polémique : confiance dans le processus électoral, indépendance des médias et lutte contre les fausses informations.
Fait établi : un démenti officiel d’Emmanuel Chatue, assorti d’une menace de poursuites. Fait contesté : des accusations de fraudes électorales portées par Paul Chouta, non corroborées publiquement à ce stade. Dans l’intérêt du public, notre rédaction continuera de vérifier les documents et de croiser les sources, sans s’ériger en tribunal. Et vous, quelle serait la preuve décisive qui emporterait votre conviction ?



