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Émeutes à Douala 5e ► affrontements devant Elecam


Tension extrême ce mercredi 15 octobre 2025 à Douala 5e. Des échauffourées ont éclaté devant les locaux d’Elecam, poussant les forces de l’ordre à faire usage de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants en colère. Selon des sources concordantes, tout serait parti d’une rumeur de fraude électorale ayant enflammé le quartier. « Les gens criaient au bourrage d’urnes, ce n’était pas du jeu ! », témoigne un riverain. Quelques arrestations ont eu lieu et un agent d’Elecam aurait été blessé au visage et au bras. Comment une simple rumeur a-t-elle pu dégénérer à ce point ?

Douala 5e : panique autour d’Elecam, intervention musclée de la police

La matinée a viré au chaos lorsque des jeunes, rejoints par des mototaximen, ont pris d’assaut le siège communal d’Elecam à Douala 5e. D’après le communiqué de la Délégation régionale d’Elecam, « un passant aurait cru constater un bourrage d’urnes et a alerté la foule ». En quelques minutes, la situation a dégénéré. Des pierres ont volé, les agents électoraux ont été agressés, et l’un d’eux a subi de sérieuses blessures au bras et au visage.

« Heureusement, la police et la gendarmerie sont intervenues rapidement. Les meneurs ont été interpellés et conduits au poste de gendarmerie », indique le communiqué officiel.

Les autorités locales — le sous-préfet de Douala 5e et le préfet du Wouri, Mvogo Sylyac Marie — se sont immédiatement rendues sur les lieux pour calmer la situation.
Sur place, les habitants évoquent une matinée d’angoisse : « On a couru dans tous les sens quand la police a commencé à tirer le gaz, c’était irrespirable », confie un commerçant du quartier Makepe.

Le préfet du Wouri interdit toute manifestation publique

Face à la montée des tensions post-électorales, le préfet du Wouri a pris un arrêté strict interdisant toute manifestation de rue jusqu’à la prestation de serment du nouveau président.

« Est et demeure interdite, motif pris des velléités manifestes et évidentes de troubles à l’ordre public, toute manifestation de rue jusqu’à la prestation de serment du nouveau Président de la République », précise l’article premier du document.

L’alinéa 2 renforce la mesure : « Tout attroupement, marche, mouvement d’humeur ou manifestation publique non déclarée ne sera toléré durant cette période ».

Ce durcissement administratif vise à prévenir l’escalade observée dans plusieurs quartiers de Douala et à rétablir la sérénité dans un climat électoral explosif.

Un contexte politique de plus en plus fragile

L’incident de Douala 5e intervient dans un climat de forte contestation post-électorale. Plusieurs candidats dénoncent des irrégularités et parlent de “falsification des procès-verbaux”.
Elecam, de son côté, assure que le processus suit son cours « dans la transparence et la légalité ».

Mais pour de nombreux citoyens, la confiance est ébranlée.
« On ne sait plus à qui croire. Entre les communiqués et la réalité du terrain, c’est le grand écart », soupire un habitant de Bonamoussadi.

Alors que les autorités appellent au calme, la question reste entière : combien de temps le couvercle tiendra-t-il sur cette marmite sociale bouillante ?



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