(Investir au Cameroun) – La Communauté urbaine de Douala (CUD) prévoit de mobiliser 3 milliards FCFA d’ici trois ans afin de constituer des réserves foncières. L’annonce a été faite par le maire, Roger Mbassa Ndine, lors d’un conseil communautaire tenu le 31 décembre 2025. La mairie n’a pas précisé la superficie visée, mais indique qu’un montant de 850 millions FCFA sera débloqué en 2026 pour la première phase de l’opération.
Selon la CUD, ces acquisitions doivent permettre de conduire des opérations d’aménagement urbain d’intérêt général, comme la création d’une déchèterie ou d’un centre de transfert des déchets à Bonaberi, dans le 4e arrondissement. Les terrains visés doivent également soutenir la construction d’équipements collectifs, de logements sociaux, entre autres projets.
Le droit de préemption activé sur quatre zones prioritaires
Cette stratégie intervient dans un contexte de manque de réserves foncières disponibles pour les aménagements publics. En 2023, le directeur de la Régie foncière et domaniale (RFD) de la CUD, Marcellin Ndoumbe, soulignait que « tout est à refaire en termes de superficie disponible, car la CUD ne dispose d’aucun mètre carré depuis plus de 60 ans ».
Pour résorber ce déficit, la mairie a décidé d’exercer, depuis le 9 août 2024, son droit de préemption pour acquérir des terrains privés de plus de 2 000 m². Ce mécanisme permet à une commune d’acheter, avant tout acquéreur privé, des biens fonciers et immobiliers situés sur son territoire. Depuis sa mise en œuvre, le dispositif s’applique à quatre zones prioritaires : un rayon de 5 km (Akwa, Deïdo, Bonapriso, Bonanjo, etc.), puis 10 km, 12 km et au-delà de 12 km à partir de Ndokoti.
En août 2024, la CUD indiquait avoir reçu 43 offres de terrains, avec des superficies allant de 44 ha à 213 m². En acquérant de nouveaux terrains, la mairie de la capitale économique — qui compte plus de 4 millions d’habitants — entend se constituer un patrimoine foncier plus conséquent, afin de sécuriser la réalisation de ses projets de développement.
Frédéric Nonos
Lire aussi:



