(Investir au Cameroun) – A partir de janvier 2026, l’entreprise camerounaise Genelcam, spécialisée dans les services d’assainissement, est chargée de la collecte et du transport des ordures ménagères à Douala. L’annonce a été faite le 31 décembre 2025 par le maire, Roger Mbassa Ndine, lors d’une session ordinaire de la Communauté urbaine de Douala (CUD) consacrée au vote du budget 2026. Celui-ci est évalué à 66 milliards de FCFA, en baisse de 9 % par rapport à l’an dernier.
Sélectionnée au terme d’un appel d’offres, Genelcam obtient un contrat de 954 millions de FCFA sur les 7 milliards de FCFA affectés en 2026 à la gestion des ordures. Son périmètre est circonscrit : l’entreprise opérera dans le 4e arrondissement, aux côtés de Hygiène et salubrité du Cameroun (Hysacam), qui conservera la collecte et le transport des déchets dans les quatre autres arrondissements.
Cette entrée d’un second opérateur intervient alors que la crise des ordures perdure depuis des années dans la capitale économique. Des déchets s’accumulent dans les rues et les lieux publics, exposant les populations à des risques sanitaires. D’après la CUD, la production d’ordures ménagères atteint 2 700 tonnes par jour. Hysacam revendique, de son côté, une collecte de 1 800 tonnes par jour, soit environ 70 % du volume total. En creux, 30 % des déchets resteraient non collectés, alimentant l’état d’insalubrité.
Pour le maire, l’arrivée de Genelcam doit servir d’appui à Hysacam. En amont, la CUD annonce une dotation de 100 millions de FCFA aux communes d’arrondissement : ces fonds doivent être attribués à des associations ou PME pour l’achat de poubelles et de sacs destinés à la pré-collecte des ordures ménagères, jusqu’aux points de collecte.
En 2026, l’exécutif communautaire inscrit la gestion des ordures parmi ses six projets prioritaires. Au-delà de la collecte et du transport, la mairie promet de financer l’aménagement de centres de transfert, présentés comme un levier d’économie circulaire : ils doivent permettre le recyclage de déchets préalablement triés par des entreprises spécialisées.
Frédéric Nonos
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