Le président du Conseil national de la Communication (CNC), Joseph Chebonkeng Kalabubse, a tenu un point de presse vendredi dernier à Yaoundé pour rappeler les règles de couverture médiatique de la campagne électorale. À quelques jours de la présidentielle du 12 octobre prochain, le régulateur des médias met l’accent sur la déontologie journalistique et l’équilibre dans le traitement de l’information.
Transparence et impartialité au cœur des consignes
Joseph Chebonkeng Kalabubse a insisté sur le respect des principes de transparence, d’impartialité, d’objectivité et de professionnalisme par les médias. Ces exigences ne constituent pas un impératif moral, mais une obligation réglementaire pour établir la crédibilité du processus démocratique camerounais.
Le président du CNC a évoqué les textes qui régissent la couverture médiatique en période électorale. Le décret du 13 février 1992 fixe notamment les modalités d’accès des partis politiques aux médias publics.
Médias publics et privés : des obligations différenciées
Les médias audiovisuels de service public doivent veiller au principe de l’accès égal ou équitable des partis politiques, des candidats et de leurs représentants aux médias publics. Cette règle vise à garantir la transparence et le pluralisme pendant la durée de la campagne électorale.
Pour les médias audiovisuels privés, il s’agit de supprimer toute émission à caractère politique pendant la campagne. L’objectif reste d’assurer la transparence et le pluralisme dans le traitement médiatique.
En période électorale, le journaliste est tenu de respecter son devoir d’information et les règles concernant la couverture médiatique, dans le respect de la liberté d’expression. Ce point de presse du CNC s’est tenu le 4 octobre, en présence de plusieurs responsables des médias et organisations professionnelles.
Le régulateur rappelle ainsi que l’équilibre dans le traitement médiatique demeure primordial pour la crédibilité du scrutin, tout en réservant exclusivement l’antenne aux programmes et campagnes officielles dans les créneaux prévus.
Comment les médias camerounais s’adaptent-ils à ces directives en pleine campagne électorale?



