Un déploiement administratif et policier autour d’un immeuble au quartier Bonamoussadi à Douala a mis en lumière une affaire explosive. Le footballeur international camerounais Christian Bassogog est cité dans une vaste opération anti-fraude électrique menée par le ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE). Son immeuble abriterait un branchement illégal sur le réseau électrique. Et selon nos sources, ce ne serait pas la première fois.
19 compteurs fantômes et un raccordement illégal
L’opération du MINEE a mis au jour un système de fraude d’une ampleur rare à Douala. Les équipes techniques ont découvert un dispositif de recharge illégale de compteurs prépayés, entièrement hors du cadre réglementaire. Aucune traçabilité des consommations. Aucun enregistrement dans la base de données d’ENEO.
Plus grave : un raccordement direct et illégal sur le réseau de moyenne tension a également été identifié. Lors du contrôle, un occupant détenteur de 19 compteurs a été invité à les recharger. Résultat : pas un seul n’existait dans le système officiel.
Parmi les immeubles ciblés, celui appartenant à Christian Bassogog, Lion indomptable et footballeur évoluant en Arabie saoudite, situé au quartier Bonamoussadi, dans l’arrondissement de Douala 5e. Des installations frauduleuses ont aussi été retrouvées au quartier Kotto. La complicité présumée d’un agent d’ENEO a par ailleurs été révélée : il aurait facilité plusieurs de ces branchements illégaux, accompagnés de faux documents administratifs.
Un récidiviste présumé, des conséquences réelles pour les habitants de Douala
Ce qui aggrave le cas de Christian Bassogog, c’est que selon nos sources, il aurait déjà été pris en flagrant délit de fraude électrique il y a quelques années, dans des circonstances similaires. Une récidive présumée qui risque d’alourdir les sanctions à venir.
Le MINEE est formel : ces pratiques frauduleuses privent l’État de ressources importantes et ont des effets directs sur le quotidien des habitants. Baisses de tension, délestages fréquents, dégradation du service électrique : les Doualaiens ordinaires paient la facture d’une fraude organisée à grande échelle.
Des enquêtes sont en cours. Des poursuites judiciaires sont attendues contre les différents responsables identifiés.
Cette affaire place Christian Bassogog dans une position délicate, loin des terrains. Elle illustre aussi un problème structurel : la fraude électrique à Douala ne touche pas que les ménages modestes. Elle s’organise, parfois avec la complicité de l’intérieur. Les suites judiciaires seront très attendues.



