(Investir au Cameroun) – La Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), basée à Douala, a enregistré une séance blanche le 13 octobre 2025. Selon le bulletin officiel de la cote (BOC), des ordres d’achat et de vente ont bien été déposés, mais aucune transaction n’a été conclue au cours de la journée.
En détail, 202 actions de la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm) et 74 actions de la Société africaine forestière et agricole du Cameroun (Safacam) ont été demandées par les investisseurs. Cependant, les détenteurs de ces titres n’ont pas souhaité s’en défaire, un comportement interprété comme un signe de confiance dans la solidité et la rentabilité de ces valeurs.
Cette prudence s’explique par la position dominante de Socapalm et Safacam, deux filiales du groupe luxembourgeois Socfin, dans la filière nationale de l’huile de palme et du caoutchouc. Les deux entreprises demeurent les leaders d’un secteur hautement stratégique pour l’économie camerounaise.
Leur production d’« or rouge », comme on désigne l’huile de palme, reste intégralement absorbée par les industries locales de la deuxième transformation, tant la demande excède largement l’offre. Cette situation structurelle assure à ces sociétés une stabilité financière qui séduit les investisseurs à long terme.
Les résultats de l’exercice 2024 illustrent cette solidité. Safacam a enregistré un bénéfice net de 2,78 milliards de FCFA, dont 442,1 millions ont été distribués sous forme de dividendes — soit moins de 20 % du résultat net. De son côté, Socapalm a fait encore mieux, versant 1,7 milliard de FCFA à ses actionnaires boursiers sur la même période.
Ces performances confortent les investisseurs dans leur choix de conserver leurs titres, au lieu de les céder sur le marché. Elles traduisent aussi la maturité croissante du marché financier régional, où la valorisation des entreprises s’appuie davantage sur les fondamentaux que sur la spéculation.
BRM



