(Investir au Cameroun) – L’exploitation forestière au Cameroun reste limitée à un nombre très réduit d’essences, malgré le potentiel dont regorge le patrimoine forestier national. En effet, selon le « rapport d’évaluation à mi-parcours de la SND30 – Stratégie national de développement 2020-2030 » publié par le ministère de l’Economie, sur les 300 essences recensées dans le pays, près de 60 seulement font l’objet d’exploitation à ce jour.
De plus, sur ce nombre déjà très limité d’essences, six d’entre elles représentent 70% de la production nationale du bois, révèle le rapport sus-mentionné. Il s’agit de l’Ayous, du Sapelli, du Tali, de l’Azobé, de l’Okam et du Fraké. Selon le Comité de compétitivité, un think tank du ministère de l’Economie, les sciages de Sapelli en provenance du Cameroun se distinguent particulièrement sur le marché mondial, dont le pays est le premier fournisseur.
Les chiffres révélés par le ministère de l’Economie traduisent une diversification très limitée des produits forestiers. Ils révèlent surtout un potentiel encore inexploité, dans un secteur figurant pourtant parmi les 10 principaux pourvoyeurs de recettes d’exportation au Cameroun.
A titre d’illustration, selon le rapport sur les comptes nationaux publié par l’Institut national de la statistique (INS), au cours de l’année 2024, les exportations de produits issus de la « sylviculture et de l’exploitation forestière » – c’est à dire le bois et ses dérivés – ont généré au Cameroun des recettes d’un montant total de 140,4 milliards de FCFA, en hausse de près de 4 milliards de FCFA en glissement annuel. A en croire la même source, il s’agit du 2è plus gros volume de recettes engrangées par le pays sur ces produits depuis 2019, après les 147,6 milliards de FCFA captés au cours de l’année 2021.
BRM
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