Bello Bouba Maigari au Cameroun promet de créer 5 millions d’emplois nouveaux pour la jeunesse lors de son meeting à Douala dans la région du Littoral. Le candidat de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) à la présidentielle du 12 octobre 2025 qualifie de « scandale » la situation des jeunes diplômés sans emploi. Cette annonce fracassante vise à séduire un électorat jeune massivement touché par le sous-emploi et le chômage structurel camerounais.
L’UNDP cible une jeunesse au chômage en promettant des emplois massifs
L’ancien Premier ministre a placé l’emploi des jeunes au cœur de sa campagne électorale. Lors de son passage à Douala, il a directement interpellé la situation dramatique des diplômés camerounais.
«C’est un scandale que les jeunes se forment, mais se retrouvent dans la rue sans emploi», a déclaré Bello Bouba Maigari devant ses militants enthousiastes. Cette formule choc résonne particulièrement dans un pays où le taux de chômage des jeunes demeure préoccupant.
Le candidat UNDP précise son engagement : «Une fois élu président de la République, je vais travailler pour trouver plus d’emplois à notre jeunesse. Dans notre programme, nous prévoyons d’obtenir au moins cinq millions d’emplois nouveaux.» Une promesse ambitieuse qui interroge sur sa faisabilité concrète.
Akere Muna retire sa candidature soutient Bello Bouba
La dynamique de campagne de Bello Bouba Maigari se renforce progressivement avec des ralliements stratégiques. Me Akere Muna, candidat déclaré à la présidentielle, a officiellement apporté son soutien en se retirant de la course électorale.
Ce retrait significatif consolide la position du président de l’UNDP comme principal challenger dans cette élection. Les alliances se nouent progressivement au sein d’une opposition longtemps fragmentée face au parti au pouvoir.
La question du sous-emploi des jeunes préoccupe effectivement grandement l’ensemble de la classe politique camerounaise. Mais les promesses électorales se heurtent souvent à la réalité économique et aux capacités réelles de création d’emplois du gouvernment.
Ces 5 millions d’emplois promis peuvent-ils véritablement se concrétiser en sept ans de mandat ?



