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Au Cameroun, les entreprises réorientent l’investissement vers les actifs financiers au détriment des équipements (INS)


(Investir au Cameroun) – Le rythme des investissements dans les entreprises en activité au Cameroun est resté soutenu au cours de l’année 2024. Selon le rapport sur « la situation économique et financière des entreprises en 2024», publié le 21 janvier 2026 par l’Institut national de la statistique (INS), « les dépenses d’acquisition des équipements, logiciels, actifs financiers et autres ont progressé de 28,5%, contre 8,8% en 2023 ».

Cependant, l’INS observe que les entreprises installées au Cameroun optent de plus en plus pour les investissements immatériels que physiques. En effet, révèle l’organisme en charge de l’élaboration de la statistique officielle dans le pays, la dynamique observée dans l’investissement des entreprises en 2024 est « marquée par une réorientation des stratégies d’investissement des entreprises, portées de plus en plus sur des opérations d’acquisition d’actifs financiers au détriment d’équipements physiques».

En d’autres termes, les entreprises préfèrent désormais investir dans des opérations comme des achats d’actions, la souscription aux appels publics à l’épargne, les placements privés, etc., que d’acquérir les équipements permettant d’améliorer l’outil de production. Cette réalité peut au moins partiellement justifier le dynamisme des sociétés de gestion d’actifs, du marché des valeurs du Trésor que pilote la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), ou encore le succès des levées de fonds effectuées à la bourse de Douala par les Etats de la Cemac – Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA – les entreprises et les organismes sous-régionaux.

La nouvelle politique des investissements des entreprises n’est cependant pas sans incidence sur l’outil de production : en 2024, « l’outil de production des entreprises s’est légèrement détérioré, le taux de vieillissement des immobilisations progressant à 60,6% en 2024, contre 60,3% l’année précédente. En d’autres termes, l’outil de production a perdu près de six dixièmes de sa valeur initiale, en raison de divers facteurs, en occurrence l’usure et obsolescence»,   informe l’INS.

BRM





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