(Investir au Cameroun) – La fintech camerounaise Ejara ouvre une nouvelle séquence de son histoire. Quelques semaines après le décès, le 8 janvier 2026, de sa fondatrice et directrice générale Nelly Chatue-Diop, la start-up officialise une réorganisation de sa gouvernance. Objectif : assurer la continuité opérationnelle et rassurer sa communauté d’utilisateurs ainsi que ses partenaires.
Dans un message adressé à ses clients et investisseurs, l’entreprise indique vouloir poursuivre la mission portée par sa fondatrice : rendre l’épargne, l’investissement et la sécurité financière accessibles au plus grand nombre en Afrique.
La direction reste entre les mains des cofondateurs. Baptiste Andrieux conserve ses fonctions de directeur financier (CFO). Tierno Tall, jusqu’ici directeur des opérations (COO), devient officiellement directeur général (CEO), actant une transition interne présentée comme un choix de continuité managériale.
Présent chez Ejara depuis la création, Tierno Tall est présenté comme familier de la vision, des équipes et des enjeux stratégiques. Selon son parcours professionnel, il a notamment exercé pendant plus de cinq ans des fonctions de chief of staff au sein d’Ejara et a été analyste en Venture Capital entre 2018 et 2020.
Fondée en 2020 à Douala par Nelly Chatue-Diop, Baptiste Andrieux et Tierno Tall, Ejara propose une application financière mobile permettant d’épargner et d’investir depuis un téléphone. La plateforme donne accès à plusieurs produits — actions, matières premières et cryptomonnaies — via un portefeuille connecté au mobile money. Le service cible prioritairement les populations exclues du système bancaire traditionnel : l’utilisateur peut commencer à investir à partir de 1 000 FCFA et alimenter son portefeuille via mobile money.
La jeune pousse avait déjà attiré des investisseurs internationaux. Ejara a levé 2 millions de dollars en 2021 (soit environ 1,2 milliard de FCFA) puis 8 millions de dollars en 2022 (soit environ 4,8 milliards de FCFA) pour accélérer sa croissance et étendre ses services d’investissement numérique sur le continent. L’entreprise indique également avoir obtenu en France une licence de prestataire de services sur actifs numériques délivrée par l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Amina Malloum
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