Une fille de Yokadouma vient de décrocher un poste clé en France. Ce dimanche 22 mars 2025, Alice Avrons a été élue première adjointe au maire de Phalempin, commune du Nord de la France, lors du second tour des élections municipales. Ancienne adjointe sortante, elle monte d’un cran. « Une belle ascension », saluent ses proches. Originaire de la région de l’Est Cameroun, selon des sources communautaires proches du dossier, elle compte désormais agir concrètement pour sa région d’origine. Cette victoire est-elle le symbole d’une diaspora camerounaise qui s’impose en politique ?
Une victoire au second tour
Le scrutin du 22 mars 2025 a consacré la liste sur laquelle figurait Alice Avrons. Résultat : victoire. Et avec elle, une promotion directe au poste de première adjointe au maire — le numéro deux de l’exécutif municipal de Phalempin, commune de plusieurs milliers d’habitants dans le département du Nord.
Ce n’est pas un début. Alice Avrons occupait déjà un poste d’adjointe dans l’équipe sortante. Sa réélection, dans un rôle renforcé, témoigne d’une intégration solide et d’une crédibilité construite sur le terrain, loin des projecteurs.
De Yokadouma à Phalempin : un parcours qui inspire
Yokadouma, c’est le cœur de la région de l’Est Cameroun. Une zone forestière, enclavée, souvent oubliée des grandes décisions politiques. C’est pourtant de là qu’est partie Alice Avrons, aujourd’hui figure montante d’une commune française.
Fin 2024, elle avait effectué un séjour au Cameroun — un retour aux sources qui, selon son entourage, a renforcé sa volonté d’agir pour les populations de l’Est. Avec ce nouveau mandat, elle disposerait, selon des proches, de « coudées plus franches » pour développer des projets d’aide et de soutien à sa région d’origine.
Elle rejoint ainsi une liste croissante de Camerounais élus dans des municipalités françaises — après les exemples récents de personnalités d’origine bamiléké. Cette fois, c’est l’Est qui entre dans la danse.



