
À Ngaoundéré, la fin du Ramadan 2026 n’a pas été qu’une célébration — c’était un appel à la résistance. Ce vendredi 20 mars, au quartier Onaref, l’imam principal de la Mosquée centrale, Yaya Djafarou, a lancé un avertissement solennel contre les dérives idéologiques et le sectarisme religieux, en présence du Lamido Mohamadou Hayatou Issa et du gouverneur Kildadi Taguiéké Boukar. Dans l’Adamaoua, peut-on encore protéger la cohésion sociale face à la radicalisation numérique ?
Lamido, gouverneur et imam unis contre la radicalisation
Le rassemblement de l’Aïd el-Fitr 2026 au quartier Onaref, à Ngaoundéré, a réuni plusieurs centaines de fidèles autour d’un message clair et sans détour. L’imam Yaya Djafarou a désigné les troubles doctrinaux comme la principale menace à la cohésion nationale, appelant les croyants à résister aux influences sectaires qui gangrènent certaines communautés.
En présence du gouverneur de l’Adamaoua, Kildadi Taguiéké Boukar, et du Lamido de Ngaoundéré, Sa Majesté Mohamadou Hayatou Issa, la cérémonie a revêtu un caractère à la fois spirituel et politique. Le Lamido, également chef de la communauté musulmane locale, a adressé un message direct aux parents : « Soyez vigilants sur les réseaux sociaux. Vos enfants sont exposés à des messages radicaux qui menacent leur avenir et notre paix. »
Le grand rassemblement s’est conclu par une déclaration d’union solennelle, réaffirmant la paix comme pilier central de la région de l’Adamaoua. Un signal fort, dans une zone du pays souvent scrutée pour sa sensibilité sécuritaire et sa proximité avec des zones d’instabilité régionale.



